Cameroun : le Consortium de la société civile anglophone relance les «villes mortes»

Le Consortium de la société civile anglophone (CACSC) a annoncé la reprise des «villes mortes» dans les régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à compter du 14 août prochain

Cameroun : le Consortium de la société civile anglophone relance les «villes mortes»

Dans un communiqué signé de son secrétaire général adjoint et du coordonnateur des programmes, l’avocat Ellias Eyambe et Wilfried Tassang respectivement, il est précisé que la paralysie des activités s’étendra chaque semaine du lundi au mercredi, les populations de ces zones frondeuses, «y compris les citoyens de ‘’la République du ‘’ résidant dans [leur] pays» étant invitées à la stricte observance du mot d’ordre.

Dans le même ordre d’idées, le Consortium demande à la communauté anglophone de boycotter massivement l’agence de voyages Amour Mezam et la société Congelcam, le plus grand importateur et distributeur de produits alimentaires congelés dans le pays, qu’il accuse de «traitrise» et d’intelligence avec le pouvoir de Yaoundé.

D’ores et déjà, les activistes anglophones, dont la lutte consiste à exiger la sécession, ont décrété «rentrée scolaire morte» dès septembre dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Le 17 janvier dernier, un arrêté du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, René Emmanuel Sadi avait rappelé que le CACSC, mais aussi le Southern Cameroon National Council (SCNC), autre mouvement sécessionniste, «sont et demeurent interdites sur toute l’étendue du territoire national».

Cette interdiction, avait-il précisé, s’applique aux réunions et manifestations, initiées ou soutenues par ces regroupements ou tout groupement apparenté ou poursuivant un but similaire, ou par toute personne s’en réclamant, les contrevenants à la mesure d’interdiction étant «passibles de poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur», en même temps que les autorités préfectorales étaient invitées à faire appliquer ladite mesure.

Depuis lors, des dizaines de membres de ces mouvements ont été arrêtés et attendent leur jugement devant le tribunal militaire de Yaoundé, la capitale du pays.

© CAMERPOST avec APA