Cameroun – Conseil de la communication : Médias et journalistes lourdement sanctionnés – 26/02/2015

Peter Essoka, vice-président du Conseil national de la communication (CNC) du Cameroun.
Peter Essoka, vice-président du Conseil national de la communication (CNC) du Cameroun.

Le Conseil national de la communication (CNC) vient de prononcer l’interdiction définitive de diffusion de l’hebdomadaire Dépêche du Cameroun, coupable de ‘’déclarations graves et non fondées, citant nommément un certain nombre de personnalités publiques, relativement à des affaires de mœurs’’.

Il lui est aussi reproché ‘’le caractère grave, indécent, violent et injustifié des déclarations contenues dans ses publications”.

Dans la foulée, les publications La Nouvelle, Le Courrier, le Devoir et Le Soir écopent de suspensions temporaires allant de un à six mois.

Le CNC a également prononcé une suspension de six mois pour l’animateur Martinez Zogo et son émission à grande écoute ‘’Embouteillage”, diffusée sur la chaîne privée Amplitude FM. Il est accusé de ‘’faute constitutive d’atteinte à l’éthique et à la déontologie professionnelle en matière de communication sociale”.

Il a par contre débouté le ministre de l’Economie, du Plan et de l’Aménagement du territoire ainsi que le ministre chargé de Missions à la présidence de la République, Emmanuel Nganou Djoumessi et Paul Atanga Nji respectivement, de leurs plaintes en diffamation contre les journaux Le Jour, L’œil du Sahel et The Guardian Post.

Créé le 21 juin 1991 et réorganisé le 23 janvier 2012, le CNC est un organe de régulation placé auprès du Premier ministre, chef du gouvernement dont les sanctions ont toutefois, ces derniers mois, fait l’objet de plusieurs contestations ainsi que de recours devant les tribunaux civils du pays.

© CamerPost avec © APA

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