Cameroun – Conflits armés: Attaques répétées à Garoua-Boulaï – 08/10/2014

L’armée camerounaise a mitraillé une horde de rebelles centrafricains qui tentait une incursion dans cette ville frontalière de l’Est.

Photo d'illustration.
Photo d’illustration.

Dimanche 05 octobre 2014 en mi-journée, alors que l’on célébrait la journée mondiale des enseignants, une bande armée venue de la République centrafricaine a attaqué les forces de défense camerounaises positionnées au niveau de la frontière avec ce pays voisin. Selon des sources sécuritaires concordantes jointes au téléphone par  Le Messager«c’est ce groupe d’individus qui a lancé l’offensive. Croyant surprendre nos forces de défense, celles-ci ont riposté énergiquement en repoussant les assaillants dans leur territoire». Au terme des échanges de tirs nourris, précisent nos sources, «aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée dans nos rangs. Par contre dans le camp de l’ennemi le bilan fait état de plusieurs morts et des blessés qui ont été récupérés par les leurs dans leur fuite».

Selon toute vraisemblance, ce groupe d’assaillants qui a attaqué dimanche dernier appartiendrait à la faction d’Abdoulaye Miskine, qui avait lancé un ultimatum contre le Cameroun le 20 septembre 2014, si leur leader détenu au secrétariat d’Etat à la défense n’était pas libéré dans un délai de 72 heures. Cette bande armée, rappelons-le, avait enlevé huit Camerounais à Garoua-Boulaï, avant de revenir à la charge 48 heures plus tard dans la nuit de lundi 22 septembre 2014, tirer des roquettes dans les quartiers Sabo-Ngari, Béthanie et au centre-ville, selon les témoignages des riverains qui avaient déserté leurs quartiers cette fameuse nuit. Heureusement comme ce fut le cas dimanche, aucune perte en vie humaine, ni de blessure n’a été enregistré à l’issue de cette attaque.

Des sources sécuritaires révèlent que «ces incursions à répétition des rebelles centrafricains visent principalement les autorités de la ville de Garoua-Boulaï». Pour des mesures de sécurité, les autorités administratives locales ont provisoirement fermé certains établissements scolaires, en occurrence, le collège d’enseignement secondaire de Sabo-Ngari, l’école maternelle et primaire publique en attendant que le  calme revienne. Dans la ville de Garoua-Boulaï, apprend-on, c’est la psychose au sein de la population locale qui ne peut plus se rendre dans les champs situés à proximité de la frontière avec la Rca. Mais, les forces de sécurité veillent au grain et poursuivent des recherches pour la libération des huit Camerounais en captivité en Rca depuis 17 jours.

Source : © Le Messager

Par Ange-Gabriel OLINGA B.

 

Découpage administratif: Garoua-Boulaï réclame un département

Le vœu des populations de cette ville frontalière à la République centrafricaine est de combler le vide institutionnel qui subsiste dans cet arrondissement.

Face à René Emmanuel Sadi, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation le 3 octobre 2014, à l’occasion de la cérémonie officielle d’inauguration de l’hôtel de ville de Garoua-Boulaï, Esther Ndoe Yafo, le maire n’a pas loupé l’occasion dans son discours de circonstance pour solliciter la création de nouvelles unités administratives dans les localités de Bindiba, dans le canton Mboum-Nord, à Gado-Badzéré, à Nandongué, dans le canton Gbaya-Dorca et l’érection de sa circonscription administrative en département. Selon elle, «Garoua-Boulaï étant le chef-lieu d’arrondissement en raison de sa situation géographique, démographique, son étendue, son importance économique, son éloignement du chef-lieu du département de Lom-et-Djerem (242 kilomètres : Ndlr) et de la région d’une part, et au regard de l’insécurité et des menaces des bandes armées en provenance de la République centrafricaine mérite d’être un département, afin de rapprocher l’administration des administrés».

Un plaidoyer qui trouve sa raison d’être dans la mesure où l’insécurité transfrontalière tend à se développer de façon inquiétante et particulièrement dans cet arrondissement de l’Est-Cameroun. Ici, des bandes armées en provenance de la Rca s’en prennent régulièrement aux populations riveraines. L’on a encore en mémoire l’enlèvement de huit Camerounais toujours détenus en captivité en République centrafricaine, il y a trois semaines. L’arrondissement de  Garoua-Boulaï tel que présenté par l’édile de la ville s’étend sur  2125 Km2 pour une population de 80 mille habitants. Avec l’afflux de réfugiés venus de la Rca, cette population, selon Mme le maire «est actuellement estimée à 130 mille habitants. Soit une augmentation de 50 mille réfugiés sur les 267 mille qui vivent au Cameroun». Créée en 1966, cette unité administrative qui compte 38 villages et un centre urbain, peut se féliciter d’avoir des routes bitumées, du moins en ce qui concerne les corridors conventionnels partant de Douala et desservant Bangui et Ndjamena. «L’offre en énergie électrique si l’on s’en tient aux évolutions observées dans la construction du barrage hydroélectrique de Lom-Pangar, va s’améliorer dans les prochaines années» se félicite  une élite de la localité.

Le centre-ville de Garoua-Boulaï respire une bonne vitalité économique comme en témoigne la construction des boutiques et l’implantation d’une banque internationale. Cet embellissement progressif de la ville a donné un aspect de façade plus urbain à Garoua-Boulaï. Une configuration qui, selon  cette élite locale, «épouse les contours d’une entité territoriale digne d’un chef-lieu de département». Ville frontalière et cosmopolite, Garoua-Boulaï est aussi un bel exemple d’intégration nationale et d’hospitalité. Ici, deux grands groupes ethniques que sont les Gbaya et les Foulbé, vivent en parfaite harmonie avec d’autres tribus venues des autres régions du Cameroun et des pays voisins. Leurs principales activités sont l’agriculture et l’élevage pour certains, le commerce, le transport et l’exploitation minière pour d’autres. L’arrondissement de Garoua-Boulaï en guise de rappel, est limité au Nord par la ville de Meiganga dans l’Adamaoua, au Sud par celle de Bétaré-Oya, à l’Est par la République centrafricaine et au Sud-est par l’arrondissement de Ngoura.

Ange-Gabriel OLINGA B, à Garoua-Boulaï

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3 Commentaires sur "Cameroun – Conflits armés: Attaques répétées à Garoua-Boulaï – 08/10/2014"

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Francisca Mboe

grave l ennemiesr partout

Francisca Mboe

grave l ennemiesr partout

Emmanuel Hapag

Déjà je dit que je ne comprends qu’on qu’on oblige à télécharger une application.

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