Cameroun : Conditions réunies pour le dialogue avec les enseignants anglophones

Conditions réunies pour le dialogue avec les enseignants anglophones | Ph. © CT

Créé par arrêté du Premier ministre, chef du gouvernement en date du 29 novembre 2016, le Comité interministériel ad hoc chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les syndicats des enseignants anglophones du Cameroun peut désormais se mettre au travail.

L’instance présidée par le Pr. Ghogomu Paul Mingo, par ailleurs, directeur de Cabinet du Premier ministre, chef du gouvernement affiche complet depuis avant-hier. Ceci à la faveur de la signature de la décision constatant sa composition. Ce sont ainsi vingt-cinq personnalités, dont trois membres du gouvernement, qui vont assister le président du Comité dans sa tâche. On y retrouve également les représentants des syndicats d’enseignants issus des deux régions concernées, ceux des parents d’élèves. Il convient de souligner que le président du Comité peut inviter aux travaux, et ce, à titre consultatif, toute personne en raison de ses compétences sur les sujets inscrits à l’ordre du jour.

La mission du comité, comme l’indique le nom de cette structure : examiner et proposer au gouvernement des solutions qui devraient permettre de sortir de la crise que l’on vit dans le secteur éducatif dans ces régions et qui ne permet pas aux élèves des localités de Buea et Bamenda notamment de poursuivre sereinement leur année scolaire. La décision constatant la composition du Comité est accompagnée d’une autre, toujours du président de l’instance.

Celle-ci porte sur la composition du secrétariat technique d’une dizaine de personnes qui vont assister ces membres dans leurs travaux. En rappel, le Comité présidé par le Pr Ghogomu Paul Mingo devra examiner tous les problèmes soulevés par les syndicats des enseignants anglophones du Cameroun et proposer au Premier ministre des mesures permettant d’apporter des solutions durables aux diverses préoccupations soulevées, de même que les modalités de leur mise en œuvre.

Les travaux du Comité se tiendront à Bamenda. L’heure est donc maintenant au travail, afin de dégager les solutions aux problèmes soulevés par les différents syndicats.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jean Francis BELIBI