Cameroun – Concours de la police : déjà 130 000 inscrits en ligne – 13/02/2015

Edgard Alain Mebe Ngo’o,  ministre délégué à la présidence chargé de la Défense.
Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre délégué à la présidence chargé de la Défense.

Les candidats n’ayant pas pu se faire enregistrer par internet dans les délais, du fait de la saturation du réseau, sont reçus à Yaoundé.

Ce 10 février, une cinquantaine de candidats au concours d’entrée à la Police nationale attendent debout devant un bâtiment jouxtant le Groupement régional de la voie publique et de la circulation du Centre, non loin du siège de la Délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn) à Yaoundé. C’est dans ce bâtiment que sont reçus les dossiers des candidats n’ayant pas pu effectuer leur inscription en ligne avant la date limite initialement arrêtée pour le 6 février. Pour cette première journée, les dossiers examinés sont ceux des aspirants au grade de commissaire de police.

Au portail, deux agents de la police se chargent d’identifier les différents problèmes que rencontrent les dossiers des postulants présents. Par la suite, ils les orientent vers les autres services mis en place pour la circonstance. «Depuis ce matin, nous recevons plusieurs catégories de candidats. Il y a ceux qui après avoir achevé la composition de leur dossier, n’ont pas pu s’inscrire en ligne à cause de la saturation du réseau internet. Il y a une autre catégorie qui ont réussi à s’inscrire en ligne, ont reçu leur code, mais n’ont pas pu avoir l’imprimé de leur fiche d’inscription.

Il y a également ceux qui après s’être inscrits, n’ont pas reçu de message de rendezvous pour le dépôt de leur dossier », recense une source policière. Après l’étape de l’accueil, les candidats qui attendent dans les rangs, sont orientés vers l’atelier des contentieux. A ce niveau, trois agents de police, assis devant des ordinateurs, se chargent d’inscrire les candidats qui ne le sont pas, de vérifier les noms mal écrits, les centres d’examen mal choisis et autres erreurs. Une fois cette phase bouclée, les candidats se dirigent dans une autre pièce pour la dernière étape de vérification des dossiers. Ici, les agents en poste contrôlent attentivement l’ensemble des dossiers qui leur sont soumis. Ceux-ci sont ensuite validés avant d’être minutieusement classés.

Selon Manuel Ampiang, un candidat, pour cette première journée, hormis l’ouverture tardive de bureaux (8h au lieu de 7h30) et la lenteur dans le traitement des dossiers, l’opération se déroule bien. «Je suis arrivé ici aux environs de 7h. Au début, il y a eu un petit désordre. Mais vers 8h, le service a commencé. C’est vrai qu’il est déjà plus de 12h et je n’ai pas encore été servi. Je ne perds pas espoir. Je me suis préparé à passer toute la journée s’il le faut, pourvu qu’à la fin je puisse déposer mon dossier», déclare ce candidat au concours de commissaire de police.

Après les candidats à ce grade, les dossiers des officiers de police sont attendus les 12,13 et 14 février prochains pour examen de leurs dossiers. Les inspecteurs de police sont programmés pour le 17 et 18 février. Les gardiens de la paix quant à eux seront reçus les 19, 20 et 21 février. Depuis le lancement du concours, les dossiers sont traités à l’Ecole nationale supérieure de police. Le traitement des dossiers physiques déjà examinés se poursuit dans cette même institution. Une source policière confie qu’environ 85 mille dossiers ont déjà été validés, sur un total de 130 mille candidats inscrits en ligne.

Source : © Le Jour

Par Bravo Tchundju