Cameroun – Régions anglophones : la Commission des droits de l’homme annonce « une enquête indépendante »

La Commission des droits de l'homme annonce « une enquête indépendante » dans les régions anglophones | Ph. © CT
La Commission des droits de l’homme annonce « une enquête indépendante » dans les régions anglophones | Ph. © CT

La Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) du Cameroun s’est engagée à « mener une enquête indépendante » sur les exactions signalées dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à la suite de revendications corporatistes des avocats et enseignants originaires de ces zones et qui ont abouti à des manifestations violentes.

Dans un communiqué publié mardi, cet organe d’émanation gouvernementale n’exclut pas le recours à une enquête publique conformément à son mandat, qui lui permet de mener des actions concertées, d’initier le dialogue et à la médiation en vue de la promotion et de la protection des droits de l’homme.

La CNDHL, à la suite de la grève lancée le 11 octobre par les avocats, et le 21 novembre suivant par les enseignants du système anglophone, se dit «préoccupée par les cas de violations des droits de l’homme tels que : le droit à la vie, le droit de ne pas être soumis à la torture, traitement cruel, inhumain ou dégradant, le droit à l’éducation, l’accès à la justice, et la liberté d’expression».

Invitant chacune des parties concernées par ces événements à faire preuve de retenue et de civisme, à éviter le recours à la violence et à privilégier la voie du dialogue dans la recherche de solutions durables à tous ces problèmes posés, elle demande aux différents acteurs de ne rien ménager «pour éviter l’usage des mots, expressions et actes susceptibles d’inciter la colère et la violence».

Elle exhorte «spécialement» le gouvernement à mener des enquêtes sur les problèmes posés et les violations subséquentes des droits de l’homme, à commencer par des cas de pertes en vies humaines et de torture.

De même, la CNDHL demande la prise de mesures visant à s’assurer que le mouvement de grève des avocats et enseignants anglophones n’est pas infiltré par des promoteurs de violence pour compromettre les manifestations pacifiques prévues par la loi.

En fin de semaine dernière, rappelle-t-on le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Thiroma Bakary, s’est défendu des accusations d’atteintes aux droits de l’homme portées par les Etats-Unis dans la gestion des manifestations de Bamenda et de Buea, les deux principales villes de la zone anglophone en proie à des émeutes.

Pour lui, «les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre ont fait preuve de retenue et de professionnalisme» dans cette affaire, le gouvernement s’étant en outre attelé à maintenir le dialogue et la concertation dans le but de trouver des solutions appropriées aux revendications des avocats et des enseignants d’expression anglaise.

© CAMERPOST avec © APA

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