Cameroun : Comment occuper les enfants en Vacances? – 11/06/2015

Des ebfants jouant au parc d’attraction Akland à Douala | Photo d'illustration
Des ebfants jouant au parc d’attraction Akland à Douala | Photo d’illustration

Du matin au soir, à la maison et dans les artères de la ville, on les voit plus ou moins affairés.

Dès que commencent les vacances, les parents ont une équation à résoudre avec les bambins. Comment les occuper utilement hante tous les esprits. Ils veulent les occuper pour ne pas les laisser vadrouiller à la merci des aléas divers. Falonne Siewe, 16 ans, vient de terminer son GCE O level. Elle a déjà une idée de ce qui l’occupera ces vacances : veiller sur sa grand-mère, l’accompagner tous les jours prendre ses soins à l’hôpital. A son petit frère Zack, 12 ans, les parents ont ajouté deux tâches domestiques supplémentaires. Il fera la vaisselle comme d’habitude et assurera le ménage à la cuisine et à la terrasse de la maison.  Deux fois par semaine, il fera de la salade de fruits ou du jus d’ananas pour la famille. L’objectif, explique sa mère, c’est d’initier les enfants à être utiles à la maison sans discrimination de sexe, aider à la mesure de leur capacité.

Chez les Atangana, un haut fonctionnaire en service à Yaoundé, les enfants sont au village. « Ils vont au champ avec leurs grands-parents, cassent les pistaches, cherchent du bois, selon les nouvelles qui nous parviennent », raconte le fonctionnaire. « Ils en ont pour tout le mois de juin. Il est question pour nous, de leur faire connaître la vie au village. Il n’y a pas de domestique là-bas. On cuisine au feu de bois. C’est dans cet environnement que nous avons grandi. Nous pensons qu’il est bien que nos enfants le découvrent », ajoute Mme Atangana, pédiatre.

Dans tous les carrefours de Yaoundé, d’autres enfants s’occupent aussi, cahin-caha. Sous les bras ou sur la tête, une variété de marchandises : bananes, arachides, consommables de véhicules,  serviettes, bref toutes sortes d’articles. Ces débrouillards sont âgés de sept à 25 ans, voire plus. C’est parfois les parents qui les y envoient. Très souvent aussi, c’est sur leurs propres initiatives.

L’an dernier, une opération de dissuasion a été entreprise par le ministère de la Promotion de la femme et de la Famille en collaboration avec le ministère du Travail et de la Sécurité sociale pour épargner les mineurs de ce genre de travail jugé indécent pour leurs âges. Ils sont encore là cette année. Faut-il le rappeler, dans le cadre de cette débrouillardise, des enfants sont détournés et abusés par des personnes sans foi ni loi.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jeanine FANKAM