Cameroun : Commémoration de la semaine des martyrs tués pour la lutte de l’indépendance

Les dirigeants historiques de l'Union des Populations du Cameroun. De gauche à droite, au premier rang: Osende Afana, Abel Kingué, Ruben Um Nyobe, Félix Moumié, Ernest Ouandié. Ruben Um Nyobé est tué dans un coup de filet de l'armée française en 1958. Félix Moumié est assassiné par les services secrets français à Genève en 1961. Le corps décapité d'Osende Afana est retrouvé en 1966 après des combats avec les forces franco-camerounaises. Ernest Ouandié est fusillé en 1971 après une parodie de procès. Seul Abel Kingué meurt de maladie en 1964, à l'âge de 40 ans. Il avait miraculeusement échappé à deux attentats orchestrés par l'occupant français en 1953 et 1955, dont le premier l'avait grièvement blessé.
Les dirigeants historiques de l’Union des Populations du Cameroun. De gauche à droite, au premier rang: Osende Afana, Abel Kingué, Ruben Um Nyobe, Félix Moumié, Ernest Ouandié. Ruben Um Nyobé est tué dans un coup de filet de l’armée française en 1958. Félix Moumié est assassiné par les services secrets français à Genève en 1961. Le corps décapité d’Osende Afana est retrouvé en 1966 après des combats avec les forces franco-camerounaises. Ernest Ouandié est fusillé en 1971 après une parodie de procès. Seul Abel Kingué meurt de maladie en 1964, à l’âge de 40 ans. Il avait miraculeusement échappé à deux attentats orchestrés par l’occupant français en 1953 et 1955, dont le premier l’avait grièvement blessé. | Archives

De nombreux Camerounais, en l’occurrence, des militants et sympathisants du parti nationaliste l’Union des populations du Cameroun (UPC) participent à la traditionnelle semaine des martyrs dont les manifestations ont débuté hier mardi, a-t-on constaté sur place à Douala.

La semaine des martyrs qui prendra fin le 20 septembre 2016 est instituée en souvenir des massacres commis par des forces coloniales françaises lors de la guerre de l’indépendance.

Sous la houlette de l’UPC, il est question pour les participants, de se souvenir et de rappeler à la conscience collective nationale, le travail abattu par des nationalistes pour « sortir les Camerounais de l’obscurantisme et du joug colonial ».

Entre conférences-débats, meetings politiques et activités socioculturelles diverses, les organisateurs attendent rappeler que « Ruben Um Nyobè et ses camarades ne se sont pas battus pour rien ».

D’après divers témoignages, c’est le 13 septembre 1958 que l’ancien emblématique secrétaire général de l’UPC fut assassiné dans la localité de Boumnyebel, région du Centre, dans une localité de ce qui était alors la grande Sanaga-Maritime, écartelée aujourd’hui entre les régions du Centre, du Littoral et du Sud.

« La commémoration de la semaine des martyrs est un devoir de mémoire pour tous les Camerounais qui ont décidé de lutter contre l’asservissement colonial », ont clamé les dirigeants de l’UPC.

Pour cette raison, ont-ils expliqué, « cette commémoration va au-delà des clivages et des appartenances politiques, linguistiques, ethniques ou culturels, la finalité étant de faire connaitre aux générations présentes et futures, la vraie histoire de leur pays, et non cette histoire factice écrite par colons et leurs suppôts».

Des milliers de militants et sympathisants de l’UPC ont été massacrés par des forces coloniales françaises entre 1955 et 1960, date de l’indépendance du Cameroun, pour avoir demandé comme préalables, la réunification des Cameroun de culture anglophone et francophone, puis, l’indépendance du pays unifié.

Une répression féroce avec l’utilisation des armes de destruction massive à l’instar du Napalm, qui fait que des villages entiers notamment dans la région de l’Ouest et dans la Sanaga-Maritime (Littoral) ont été totalement ravagés.

Lors de la visite d’Etat effectuée en juillet 2015 au Cameroun, le président français François Hollande a déclaré au cours d’une conférence de presse en présence de son homologue camerounais Paul Biya qu’il était favorable pour la déclassification des archives coloniales pour qu’enfin, cette période sombre de l’histoire politique du Cameroun.

© CAMERPOST avec © APA

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