Cameroun: Le commandant de la marine marchande de Tiko enlevé par des inconnus ?

Le Commandant Sulankand Somb lors de l’une de ses multiples patrouilles en mer. Photo : Francis Bajeck

Sulankand Somb est porté disparu depuis jeudi soir aux environs de 19 h 30 min.

D’après les sources concordantes et dignes de foi, le Chef du sous-quartier maritime de Tiko, Sulankand Somb est porté disparu depuis  jeudi 8 décembre 2016. Il serait sous le coup d’un enlèvement orchestré par les trafiquants internationaux, adeptes de la piraterie maritime et du commerce sous-régional illicite. Ceux-ci sont de connivence avec quelques autorités de la place. Ce qui serait le début d’un processus de déstabilisation du Cameroun dans cette zone anglophone qui s’illustre ces derniers temps par plusieurs mouvements d’humeur, des revendications intempestives et des contestations violentes. Les fonctionnaires de culture francophone seraient les cibles de prédilection d’un groupuscule d’activistes qui milite en faveur de la partition du Cameroun. Des réunions secrètes se tiennent d’ailleurs de façon récurrente à ce sujet pour mettre au point des planifications ayant pour objet la déstabilisation du régime de Yaoundé.

Pour mémoire, Sulankand Somb, un cadre d’administration compétent et d’une rectitude morale exemplaire a souvent fait l’objet des menaces récurrentes et variées. Il lui serait reproché sa rigueur et son intransigeance dans le contrôle et la gestion des affaires maritimes de son ressort de compétence. Étant le seul francophone à occuper ce poste parmi les 4 circonscriptions maritimes qui couvrent la région du Sud-Ouest, sa seule présence qui gêne à plus d’un titre le consortium maffieux qui s’est mué en hydre gigantesque des trafics maritimes illicites de toutes sortes, est perçue comme un danger réel pour ces réseaux. Une vaste conspiration administrative à ainsi vu le jour avec pour mot d’ordre l’élimination de ce jeune cadre d’administration. C’est ainsi que la haute hiérarchie est régulièrement saisie et inondée par des rapports incendiaires et des lettres anonymes de dénonciation contre celui qui accomplit des prouesses managériales avec très peu de moyens. D’ailleurs, il se murmure que ces autorités seraient détentrices de plusieurs embarcations qu’ils exploitent de manière illicite et frauduleuse.

Ce fils de la Boumba et Ngoko dans la région de l’Est Cameroun était conscient des dangers réels qui le guettaient. Puisque les fléaux qu’il combattait sont orchestrés par des lobbies mafieux très puissants et au bras très long. Dans un milieu où la corruption répugnante bat pavillon haut, les connections insidieuses et sournoises naissent entre les autorités locales et certains trafiquants maritimes véreux.

Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons que le commandant de compagnie de gendarmerie de Limbe et le commandant de la brigade ter de La même localité seraient liés à ce rapt. Nous y reviendrons!

© CAMERPOST par Francis Bajeck