Cameroun – Circulation urbaine : La police assure

La police assure la circulation urbaine | Ph. © CT
La police assure la circulation urbaine | Ph. © CT

Dans les principales artères de la ville de Yaoundé, aux heures de pointe ou non, les hommes et femmes en bleu veillent à ce que les populations se déplacent rapidement.

« Monsieur, ne garez pas là. Vous ne voyez pas que vous êtes en plein carrefour ? » « Madame, allez-vous tenir un peu plus loin pour permettre à tout le monde de circuler ». « Un seul rang ! Pas deux ! » Voilà quelques injonctions ou conseils auxquels les usagers de la route commencent à s’habituer depuis quelques semaines à Yaoundé. Et ceci, dès les premières heures de la journée. C’est que les policiers de la circulation sont de plus en plus visibles sur nos artères et dans nos carrefours. Illustrations.

Lieu-dit barrière, au quartier Ahala. Il est à peine 6h du matin et les populations de cette zone ont investi les routes, chacun voulant sortir en avance pour arriver à l’heure à destination : école, lieu de service, marché, etc. Cette affluence matinale entraîne automatiquement des embouteillages, cars, taxis jaunes, motos et véhicules personnels se bousculent pour ramasser le plus de passagers au meilleur prix. Mais une équipe de policiers, en service au commissariat du 19e arrondissement, veille au grain. Sifflet à la bouche, un vélo est garé non loin pour indiquer la zone interdite de stationnement aux automobilistes et piétons, deux ou trois agents s’occupent de tout ce beau monde, parfois avec le sourire, rigolant avec quelques personnes qu’ils reconnaissent. « Lorsque les gens nous saluent ou nous sourient simplement, ça nous galvanise », affirme une dame, inspecteur de police.

Ce spectacle est visible à tous les points de dense circulation de la capitale : premier échangeur d’Ahala, carrefour Nsam, Carrefour Mvan, l’axe Coron-carrefour Mvog-Mbi, « Trois statues », Warda, poste centrale, etc. Des policiers, appartenant tous au groupement régional de la voie publique et de la circulation du Centre, répartis en quatre secteurs, sillonnent ces axes de 6h du matin à 22h, de lundi à dimanche, pour aider à fluidifier la circulation. Sous le soleil ou sous la pluie, parfois sans tenir compte des feux de signalisation, ces hommes et femmes, dirigent la circulation, aident les piétons et surtout les enfants à traverser. Mais aussi, sensibilisent plus qu’ils ne verbalisent.

Selon le commissaire Adamou Baba, commandant de ce groupement, le service est organisé en demi-journée, pour permettre un rendement optimal. « La première équipe travaille de 6h à 14h et la seconde prend le relais de 14h à 22h », indique-t-il. Mais, il précise que les rotations permettent à tout le monde de se reposer suffisamment. Cependant, pour une circulation plus fluide encore, le commandant appelle les automobilistes à limiter la vitesse, cause d’accidents et d’embouteillages ainsi qu’à respecter le code de la route et les policiers en service.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

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