Cameroun : Christelle Nadia Fotso répond à son frère, Yves Michel Fotso – 26/03/2015

Christelle Nadia Fotso donne sa vision des choses concernant les accusations visant son père. © DR
Christelle Nadia Fotso donne sa vision des choses concernant les accusations visant son père. © DR

 

Suite à l’entretien qu’Yves Michel Fotso a accordé à Jeune Afrique, sa soeur, Christelle Nadia Fotso nous a fait parvenir sa version des faits et sa vision de son père. Voici son texte.

“Il est tout d’abord important de rappeler que Fotso Victor est un homme d’expérience qui a construit tout au long de sa vie un immense groupe industriel sans jamais s’exiler afin d’aider à bâtir le Cameroun, son pays, et en devenant maire de son village : Bandjoun. M. Fotso n’est pas un vieillard prisonnier de sa famille, mais bien un sage qui accomplira jusqu’au bout ses devoirs de père et d’homme d’État. Il a une foi inébranlable en la justice de son pays et dans le principe essentiel à la cohésion d’une nation qui est l’application des lois à tous ses citoyens quel que soit leur nom de famille.

Par conséquent, il irait à l’encontre des convictions de M. Fotso, qui sont la fondation de son œuvre, d’exiger une justice particulière pour un individu parce qu’il est son enfant. Yves Michel Fotso est un adulte qui a fait ses propres choix. Il est donc pour le moins incongru de sa part d’attendre de l’homme intègre qui lui a donné la vie et un nom un sacrifice abrahamique lorsque son pays lui demande des comptes.

Suite à l'entretien qu'Yves Michel Fotso a accordé à Jeune Afrique, sa soeur, Christelle Nadia Fotso nous a fait parvenir sa version des faits et sa vision de son père.
Suite à l’entretien qu’Yves Michel Fotso a accordé à Jeune Afrique, sa soeur, Christelle Nadia Fotso nous a fait parvenir sa version des faits et sa vision de son père.

En somme, la véritable différence entre M. Fotso et l’un de ses nombreux enfants semble, hélas, fondamentale ; elle explique sans doute les lieux d’où chacun d’eux parle : Fotso Victor croit au droit et reste avant toute chose un notable qui comprend qu’avec les privilèges viennent des devoirs et des obligations avec lesquels on ne peut transiger, surtout lorsqu’on vient d’une grande famille. Cela s’appelle de la dignité. Elle est la force de ceux qu’à Bandjoun on appelle encore aujourd’hui peben (les “nobles”).”

Christelle Nadia Fotso, docteur en Droit, avocate aux barreaux de Washington DC et de Bruxelles

Source : © Jeune Afrique

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