Cameroun – Chefferie Bandjoun : Persistance du fou après l’incendie – 14/01/2015

Le flou persiste autour de l’incendie de la chefferie Bandjoun. Photo Facebook
Le flou persiste autour de l’incendie de la chefferie Bandjoun. Photo Facebook

Les raisons officielles de ce drame ne sont pas encore connues.

«L’enquête suit son cours». C’est en c’est termes, que madame le préfet Antoinette Zongo, préfet du département du Koung-khi, parle de l’évolution de l’enquête visant à savoir les causes officielles de l’incendie à la chefferie Bandjoun. En attendant, chacun y va de ses spéculations. C’est dans cette ambiance que les victimes pleurent, en voyant défiler les personnes venues apprécier l’ampleur du drame. Marcel Niat Njifendji le président du sénat, a effectué une brève visite hier lundi 12 janvier 2015, à la chefferie Bandjoun.

Après s’être entretenu avec le chef Honoré Djomo Kamga, il a effectué le tour pour voir l’ampleur des dégâts. En bon traditionnaliste, il a utilisé sa calebasse traditionnelle pour verser un peu d’eau afin « d’éteindre le feu ». Selon la tradition locale, chaque personne qui arrive sur les lieux de l’incendie, doit y verser un peu d’eau pour contribuer à éteindre le feu et chasser le démon de l’incendie. Ce qui n’avait pas empêché il y a 10 ans, que le feu refasse des ravages à la chefferie Bandjoun.

Sur les lieux du sinistre, les bouteilles d’eau minérale, les bidons et d’autres récipients jonchent le passage. Ils ont été utilisés par les usagers venus « éteindre le feu ». Approché, Marcel Niat rappelle qu’il est venu apporter son soutien. «C’est avec beaucoup de consternation hier que j’ai appris cet incendie qui se produit, dix ans après. Je suis extrêmement touché, compte tenu de nos relations. Avec le chef, et avec un ami, nous venons avec les autres sénateurs lui témoigner de notre sympathie, témoigner notre sympathie au peuple Bandjoun, ils ne sont pas seuls, nous compatissons avec eux à ce malheur».

Le président du sénat venu accompagné des sénateurs de l’Ouest, a trouvé sur place plusieurs chefs traditionnels. Les femmes des chefs qui se retrouvent sans cases, accueillent avec des pleurs les visiteurs et sollicitent leur soutien pour reconstruire leurs cases. Chacun y va de sa volonté pour soutenir la reconstruction des cases des épouses de la chefferie.

Source : © Le Jour

Par Honoré Feukouo

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