Cameroun – Cerac : Une 23e assemblée générale pour 20 années d’existence

La 23e assemblée générale, couplée à l’anniversaire, se tient ce jour au siège de l’institution à Yaoundé. | © PRC/Archives
La 23e assemblée générale, couplée à l’anniversaire, se tient ce jour au siège de l’institution à Yaoundé. | © PRC/Archives

A un événement spécial, décor spécial. Le siège du Cercle des amis du Cameroun (Cerac), sis dans l’enceinte de l’ancien palais présidentiel, présente un visage particulier depuis hier. Celui des grands jours. Palmes vertes, fleurs fraîches aux couleurs chatoyantes, ballons multicolores, tapis rouge… C’est que l’institution tient ce mercredi, 16 décembre 2015, sa 23e assemblée générale et célèbre en même temps ses 20 années d’existence. A cet effet, les membres et les délégués afflueront des dix régions du pays. Au menu, des réjouissances certes, mais aussi l’évaluation du chemin parcouru cette année : lutte contre le Vih-Sida, programme femmes rurales, assistance multiforme aux démunis et autres personnes vulnérables. Ainsi, un rapport d’activités 2015 sera présenté par la secrétaire générale de l’institution. De même qu’un rapport financier par la trésorière générale. Les jalons de l’année 2016 seront également fixés à cette occasion.

Portée sur les fonts baptismaux en décembre 1995, l’instance s’engage immédiatement dans les projets sociaux. L’institution est automatiquement ouverte aux dames privilégiées : épouses des diplomates accrédités au Cameroun, femmes membres du gouvernement, épouses des membres du gouvernement, directrices générales de sociétés publiques et parapubliques, parlementaires, juristes, médecins, opératrices économiques. Seulement, il ne suffit pas d’être riche ou bien classée dans l’échelle sociale pour être membre du Cerac. Il faut en plus avoir du cœur, un esprit de partage et de don de soi. Car, au sein de cette institution, il n’est pas question de demeurer dans des bureaux feutrés, œuvrant sous la climatisation ou parcourant les galas de bienfaisance. Non ! Au Cerac, le travail s’effectue d’abord sur le terrain, aussi reculé soit-il, amenant les membres au contact des laissés-pour-compte.

Ainsi, c’est une véritable ruche qui se trouve derrière les sorties de l’association marquées par des remises de dons et une assistance multiforme aux plus démunis. L’œuvre d’un membre au sein de l’instance commence par des contributions financières individuelles. Ce sont ces dernières qui permettent la réalisation d’un certain nombre de projets mis en œuvre par l’association, avant de songer à tendre la main vers des donateurs et partenaires extérieurs. De plus, les membres sont actifs au sein des différentes commissions constituant le Cerac. Elles donnent de leur temps et de leur personne pour mener à bien différents projets : réhabilitation d’écoles et d’hôpitaux, formations, causeries éducatives dans les lycées et collèges, remises des dons… Les dames sont parfois obligées de faire plusieurs allées et venues entre Yaoundé, les principales villes régionales et les coins reculés, pour mener à bien les projets. Et ce pendant des semaines, voire des mois pour des projets d’envergure. Des accidents de la route, des grosses frayeurs en avion, des cas de maladie brusque et d’autres désagréments sont survenues à certaines pendant des travaux, sans toutefois les décourager.

Le Cerac ne peut s’en sortir que plus rayonnant. Sa solidarité agissante, son affectivité permanente, sa générosité grandissante et sa sociabilité bienfaisante ne cessent de contribuer au changement des existences dans les différentes aires culturelles du pays.

Source : © Cameroon Tribune

Par Yvette MBASSI-BIKELEQ

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