Cameroun : Le CPP s’insurge contre l’interdiction d’une manifestation publique du Sdf

Kah Walla, le leader du CCP, cernée par la police | © LNE/Illustration

CAMERPOST vient de recevoir une copie du communiqué de presse signé de Thierry Njifen, secrétaire national en charge des Affaires Juridiques et Electorales du Cameroon people’s party (Cpp). Un document qui dit non aux abus et violations des droits et libertés fondamentales. Il est également écrit que « l’opinion publique nationale et internationale vient d’être témoin de l’interdiction, par le sous-préfet de Douala 5, de la manifestation publique du Social Democratic Front, prévue le 04 mars 2017 à Douala et placée sous le thème (Fédéralisme et Etat unitaire) ».

Une interdiction qui pousse le parti politique de l’opposition à déclarer que cette énième interdiction d’une manifestation d’un parti politique de l’opposition sur le motif fallacieux de « risque de trouble à l’ordre public » constitue une atteinte constante et grave aux droits et libertés fondamentales des citoyens camerounais ne partageant pas les thèses gouvernementales. «Tout se passe comme si seuls les membres des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, critiques à l’égard de l’action gouvernementale, sont porteurs de troubles à l’ordre public dans ce pays. Le Cpp dénonce cette dérive politique et administrative qui participe d’une politique de deux poids et deux mesures », font savoir les militants de cette formation qui ajoutent : «  nous condamnons cette violation de la liberté d’expression, de réunion et de manifestation contraire à l’esprit et la lettre de la Constitution. Le Cpp tient à manifester sa solidarité avec les militants du Sdf qui n’entendent pas céder à la censure et encore moins se voir priver de l’exercice de leurs droits et libertés fondamentales ».

En outre, le parti de Kah Walla tient à encourager toute initiative de résistance aux abus dont sont systématiquement victimes les membres des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile. « Nous réaffirmons la nécessité pour les patriotes et les citoyens désireux de mettre en place un Etat de droit au Cameroun d’unir leurs forces pour obtenir le respect des libertés et droits fondamentaux dans notre pays », notent les rédacteurs du communiqué de presse.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa