Cameroun – Catastrophe ferroviaire : le point sur les trois enquêtes en cours

Le point sur les trois enquêtes en cours  | © AFP / STRINGER
Le point sur les trois enquêtes en cours suite à la catastrophe ferroviaire | © AFP / STRINGER

Trois enquêtes sont en cours au Cameroun suite à la catastrophe ferroviaire qui a coûté la vie à 79 personnes, et fait 600 blessés, lorsqu’un train assurant la liaison Yaoundé-Douala a déraillé vendredi 21 octobre près de la ville d’Eseka.

  • Une enquête d’Etat

Dès son retour au pays, le président camerounais, Paul Biya, avait ordonné la création d’une commission d’enquête. Celle-ci est dirigée par le Premier ministre, Philémon Yang, et compte plusieurs membres du gouvernement, comme le ministre de la Justice ou celui de l’Administration territoriale, et plusieurs responsables de la sûreté nationale.

Cette commission a trente jours pour « déterminer les causes » et « établir les responsabilités » de l’accident qui a coûté la vie à 79 personnes.

  • Une procédure judiciaire

Egalement lancée mardi, il s’agit d’une enquête menée conjointement par la police judiciaire et par la gendarmerie camerounaise, sous la direction du procureur du tribunal d’Esaka, le lieu de l’accident, et sous celle du procureur du tribunal de grande instance du Mfoundi, à Yaoundé.

Elle se concentre pour l’instant sur le conducteur du train. Ce dernier a été placé en garde à vue samedi 22 octobre, et il est entendu par les gendarmes. Il bénéficie d’une garde à vue assouplie parce qu’il se trouve dans un état psychologique fragile. Mais a priori, il sera poursuivi pour homicide involontaire. Toutes les étapes du voyage sont étudiées, des minutes précédant le départ du train à Yaoundé jusqu’au déraillement du train deux heures plus tard à Eseka, y compris au point de vue administratif et technique.

  • Une enquête interne menée par Bolloré Africa Railways

Les premiers éléments de cette enquête soulignent que le train roulait trop vite, confirmant les témoignages des rescapés. Le président de Bolloré Africa Railways, Eric Melet, a précisé que beaucoup de facteurs pouvaient avoir joué un rôle dans le déraillement, mais que la vitesse était « anormalement élevée ».

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