Cameroun – CAN féminine 2016 : la remise à niveau des Taxis dans la ville de Yaoundé n’est pas suivie

 

La remise à niveau des Taxis dans la ville de Yaoundé n’est pas suivie | Illustration/DR
La remise à niveau des Taxis dans la ville de Yaoundé n’est pas suivie | Illustration/DR

Le secteur du transport doit faire peau neuve à moins de deux mois du début de la CAN féminine. Mais le vœu des autorités est boudé les acteurs de la filière.

L’opération de répression des taxis non conformes devait débuter le lundi 26 septembre 2016. Le contrôle de la conformité a ainsi été officiellement lancé dans la ville de Yaoundé. Selon le communiqué du Gouverneur de la Région du Centre, ce contrôle vise à la carte grise, la visite technique, de la plaque d’immatriculation CEMAC des véhicules, des cartes bleues des véhicules exploités à titre onéreux. La couleur jaune entre dans le chapitre des exigences. En plus de la couleur jaune, aucune fantaisie ne sera admise, stipule le communiqué  de l’autorité administrative de la région.

Le Gouverneur de la Région du Centre, instruit les forces du maintien de l’ordre et les agents habilités au contrôle de démanteler toutes les poches de transport clandestin dans la région, poursuit le communiqué.

Concernant les motos taxis, le Gouverneur de la Région du Centre, demande  aux autorités administratives et municipales, de veiller à la limitation des zones réservées à la circulation des motos taxis et d’engager des actions d’identification des conducteurs et des propriétaires des motos en circulation dans la région.

Le temps de la résistance. La décision du relooking du taxi dans la capitale, fait déjà date. Le ministère des transports avait présenté son désir de voir un autre visage quand viendront les étrangers dans le cadre de cette fête sportive. Les uns avaient qualifié l’idée de fantaisiste attendant de voir ce qui peut se passer. En réalité, l’état de certains taxis laisse à désirer. Siège sales et mal recouverts, odeurs nauséeuses, odeur de corrosion, ouvertures délabrées, conducteurs méconnus et méconnaissables voici l’image dressée à demi du taxi dans la ville de Yaoundé.

         Des jours après l’expiration du délai fixant mise en conformité, on joue au chat et à la souris. A question de savoir si le Sieur Atango, à  bord d’un taxi, avec sa carrosserie gratté de toute part et surtout multicolore, le conducteur est souriant et ne tarde de rechigner « Akaa !, pour dire que c’est du bluff. Le ministre a dit, c’est pour lui. Je ne suis pas riche comme lui. Moi, je ne vais rien faire. D’ailleurs même, je ne passerai plus en ville jusqu’à ce que la coupe d’Afrique soit terminée.  Désormais, je travaille à la périphérie-Emana-Olembé., deux quartiers de la pénétrante nord de la ville. »

         Serge lui, estime que ses moyens ne permettent pas de s’acquitter des papiers exigés et de refaire la tôlerie,  les sièges, ses vitres cassées. « Avec la rentrée là, c’est fort. Si le contrôle est strict, je vends d’abord ma voiture et je me repose. C’est juste trois semaine et je reviendrai après », a-t-il déclaré.

         Mama, est lui, plus que soulagé par la décision. Il pense que « j’ai eu pour projet d’aller au village depuis. Avec les nouveaux Bus qui viennent, l’activité ne va plus payer. C’est le temps pour moi de m’éclipser. Le taxi donne d’abord quoi pour faire toutes ces réfections en un temps record. On reviendra après la CAN », dit-il en riant.

         Jean Paul est moins frondeur, il estime que la belle voiture doit rouler sur les bonnes routes. Une interpellation qui pose le du respect de cahiers de charge de chacun. Aux autorités de faire aussi leur part.

© CAMERPOST par Augustin TACHAM