Cameroun – Can 2017 : Ondoa et ses coéquipiers ne sont pas au bout de leurs peines

Fabrice Ondoa, l’illustration-même des efforts camerounais | Ph. © Twitter/FECAFOOT

La sélection camerounaise passe par des moments difficiles au Gabon. Chaque rencontre du premier tour était une véritable épreuve. Et ce n’est pas fini.

Il est 22 heures à Libreville, le 22 janvier 2017. Le sud-africain Daniel Bennett siffle la fin du match Cameroun/Gabon.  Fabrice Ondoa fond en larmes ! Le Cameroun vient pourtant d’accéder au second tour de la compétition. En réalité c’est la fin de trois semaines difficiles pour les lions. Le jeune gardien évacue le stress. Ce n’est pas encore la fin de la Can.

Tout a commencé au Cameroun, pendant le stage de préparation. Les camerounais assistent alors à de nombreuses défections dans la tanière des lions indomptables. Huit lions indomptables, et pas des moindres, ne répondent pas à l’appel de Hugo Broos. Une première ! en guise d’explications l’on évoque le climat malsain au sein de la tanière, ainsi que le chantage des clubs employeurs. Une liste de vingt-trois hommes est cependant constituée. Des jeunes premiers, dit-on. Dix-sept parmi eux vont disputer la Can pour la première fois ! de quoi raviver la polémique au pays. Ils sont trop nombreux qui ne donnent pas cher de la peau des lions indomptables au Gabon. C’est presque hué, que le corps expéditionnaire prend la route de Libreville.

Les trois épisodes suivants du feuilleton lions indomptables sont connus. Les hommes de Broos vont disputer trois finales au premier tour. Leurs adversaires sont le Gabon, pays organisateur avec ses deux millions de supporters surexcités. La Guinée Bissau n’est pas en reste. Elle dispute sa première Can, mais veut manger du lion. Elle y arrive presque, mais est desservie par son manque d’expérience. L’on n’oublie pas le Burkina Faso, finaliste de la Can 2013. Que ce fut éprouvant pour les nerfs ! Fabrice Ondoa en est l’illustration. Il est cependant introduit dans le onze type du premier tour, preuve que cette sélection camerounaise a aussi de la valeur.

Les lions indomptables ont souffert. Ils ont été secoué, ils ont plié mais n’ont pas cédé. Ils n’étaient pas nombreux qui l’auraient prédit. Toutefois le second tour leur réserve des épreuves encore plus corsées. Ils retrouvent un vieux client en ¼ de finale. Une sélection dont ils furent jadis les bourreaux, mais qui a grandi, muri et évolué. Cameroun/Sénégal sera une lutte entre fauves affamés. Une rencontre à l’issue encore plus incertaine, que la précédente bataille livrée avec le Gabon. Un match plus difficile en somme ! un challenge véritable pour les tout nouveaux lions indomptables. Mais ce n’est pas fini. En cas de qualification pour les ½ finales, les hommes de Hugo Broos devront faire face forcément à une autre foudre de guerre. Ce sera …le Ghana ou la …République démocratique du Congo (RDC).  Deux adversaires autrement plus difficiles à manœuvrer. Les blacks stars ghanéens sont de prime abord, la dernière équipe qui ait pu dominer des lions indomptables au… Cameroun (3-1). C’était le 4 octobre 1998 au Stade de la Réunification à Douala. Qui plus est les ghanéens voudront à l’exemple des Sénégalais, prendre leur revanche sur les Camerounais, qui les avaient sortis de leur Can (1-0) en 2008. Les ghanéens sont actuellement vice-champions d’Afrique. Ils sont également crédités de l’une des meilleures équipes de la Can 2017. Les léopards de la RDC sont eux aussi des adversaires redoutables. Ils sont dotés de joueurs virevoltants et doués. Qui plus est ils ont occupé la troisième place lors de la Can 2015.

 Il ne serait pas impossible que le Cameroun en cas de qualification pour la finale, retrouve …l’Egypte, la Tunisie ou le Maroc.  Les pharaons égyptiens sont les plus titrés du continent avec (7 couronnes, Ndlr). Ils ont été souvent présentés comme les bourreaux des lions indomptables. La sélection égyptienne est un véritable épouvantail ! Le Maroc et la Tunisie ont peu dominé le Cameroun, même si des analyses en font deux formations assez outillées. Dans tous les cas, le Camerounais aura fort à faire à partir des ¼ de finale. Au final leur parcours aura été parsemé d’embuches au cours de la Can 2017.

© CAMERPOST par Olivier Ndema Epo

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