Cameroun : Buhari accepte l’invitation de Biya à des pourparlers sur la sécurité – 24/06/2015

Le président nigérian Muhammadu Buhari s'est engagé à vaincre l'insurrection de Boko Haram qui a fait plus de 15.000 morts depuis 2009 | © VOA
Le président nigérian Muhammadu Buhari s’est engagé à vaincre l’insurrection de Boko Haram qui a fait plus de 15.000 morts depuis 2009 | © VOA

Le président nigerian Muhammadu Buhari a officiellement accepté une invitation de son homologue Paul Biya à se rendre au Cameroun pour des discussions sur le renforcement de la coopération entre son pays et ses voisins, sur l’internationalisation de l’insurrection par le groupe islamiste radical Boko Haram.

Le Conseiller spécial de Buhari pour les médias et la communication, Femi Adesina a déclaré à la presse à Abuja que l’invitation avait été remise par Sadi René Emmanuel, le Ministre camerounais de l’Administration territoriale et de la décentralisation.

Selon lui, Buhari avait accepté d’effectuer une visite au Cameroun pour des discussions de haut niveau, après la fin du mois de ramadan.

Au départ, il était attendu à Yaoundé, mais a dû se rendre au début de ce mois à la réunion du Groupe des Sept (G7) en Allemagne, sur invitation de la Chancelière Angela Merkel pour parler de Boko Haram.

Le président Buhari qui a déclaré qu’il allait apporter son expérience d’ancien militaire pour porter le combat contre les rebelles, a insisté à nouveau sur la nécessité d’une collaboration régionale et internationale plus poussée pour venir à bout de l’insurrection islamiste.

Le dirigeant nigérian a salué les efforts de tous les pays de la région, notamment le Cameroun pour soutenir la Nigeria contre Boko Haram, mais a appelé à une plus grande collaboration.

Le président Buhari a effectué ses premières visites à l’étranger au Tchad et au Niger, des pays qui de concert avec le Cameroun et le Nigeria se sont coalisés pour mettre sur pied une force multinationale pour faire face à la rébellion.

L’insurrection a commencé dans le nord-est du Nigeria en 2009, pour ensuite atteindre les trois autres pays.

© CamerPost avec © APA