Cameroun – Budget 2017 : « il faudra privilégier les dépenses prioritaires » selon Alimine Ousmane Mey

Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais des Finances | Photo d’archives

Alimine Ousmane Mey le ministre Camerounais des finances souligne que malgré le contexte difficile, me pays poursuivra son programme d’investissement.

Au lendemain de la rencontre des chefs d’Etats de la Zone CEMAC, à Yaoundé, nombreux sont les camerounais qui redoutaient les prochains jours. De l’avis d’Alamine Ousmane Mey l’austérité n’est pas à l’ordre du jour il faudra insister sur les dépenses prioritaires tout en élargissant l’assiette fiscale.

En principe le budget de l’Etat du Cameroun pour l’année 2017 est exécutoire. Le ministre camerounais des finances qui s’est récemment exprimé sur la question a tenu à rassurer. Pour lui il sera question en 2017 du  maintien des charges fixes et autres dépenses sociales comme les salaires. « Les efforts entrepris visent à réduire les dépenses non prioritaires afin de les alloués aux dépenses prioritaires ». a-t-il précisé. Au sujet des investissements notamment ceux des grands projets, le rythme sera maintenu en 2017 car selon Alamine Ousmane Mey : « Nous considérons les investissements comme le socle du développement de notre pays malgré le contexte difficile le Cameroun a choisi de maintenir ce niveau d’investissement ».

Il faudra également continuer à mettre en application les mesures incitatives à l’investissement privé. Cela passe par le maintien des avantages fiscaux et l’accompagnement des investisseurs qui souhaitent s’installer au Cameroun. Cela est d’autant plus important que c’est le secteur privé qui créée des emplois. Il est donc un levier essentiel pour le développement du pays. Il faut donc logiquement créer le cadre nécessaire à la promotion des investissements privés. Qu’en est-il de l’endettement du pays qui semble inquiéter certains observateurs et analystes ? « Je tiens à préciser que nous avons une relation de coopération satisfaisante avec nos bailleurs de fonds ainsi qu’avec les institutions financières internationales. Souvenez-vous qu’en janvier 2016 le FMI a apprécié la situation du Cameroun et a donné son satisfécit. Le Cameroun n’est pas isolé dans cette situation difficile.

Le FMI surveille l’ensemble de la situation dans la sous-région, nous faisons partie d’une communauté qui rencontre des problèmes exogènes du fait de la baisse drastique des cours du Baril de pétrole. Il est clair qu’ensemble nous devons envisager les efforts à fournir, afin de prendre les mesures et les dispositions idoines ». Pour le moment aucune hausse des prix des carburants à la pompe n’est prévue. Au Cameroun comme le chef de l’Etat l’a relevé dans son discours du 31 décembre 2016, l’austérité n’est pas à l’ordre du jour.

Certes des coupes budgétaires pourraient intervenir, mais celles-ci ne sont pas de nature à impacter le quotidien des camerounais. Il faudra donc envisager d’autres possibilités de recherche des ressources à travers notamment l’élargissement de l’assiette fiscale. Une réalité qui s’observe avec la hausse du prix de certains timbres. Par exemple le timbre communal coute désormais 600 Fcfa.

© CAMERPOST par Hakim ABDELKADER

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz