Cameroun : Une Bourse nationale des déchets en gestation

Une Bourse nationale des déchets en gestation | Illustration/DR
Une Bourse nationale des déchets en gestation | Illustration/DR

Une réunion multi-sectorielle visant la création d’une Bourse nationale des déchets s’est ouverte jeudi dans la capitale camerounaise, Yaoundé, a-t-on constaté sur place.

Placées sous les auspices du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, ces assises de deux jours devraient déboucher sur la mise en place d’une plate-forme mettant en relation l’offre et la demande des déchets à même de constituer une valeur marchande après recyclage.

Fruit des Assises nationales sur les déchets, tenues les 27 et 28 avril 2016 dans la même ville, ledit forum envisage l’avènement d’un mécanisme d’incitation fiscale en faveur des ménages, par le biais d’une compensation dans la collecte et le tri des déchets, matière première nécessaire pour alimenter l’«industrie des déchets».

Dans l’autre sens, il est prévu que les industries bénéficient d’un allègement des procédures administratives et de la facilitation de leur accès au crédit.

La mise en place de la Bourse nationale des déchets devrait toutefois être précédée par la réalisation d’une étude économique de marché y relatif sur l’étendue du territoire national, question de déterminer la classification des déchets par catégorie de structure, les quantités produites annuellement, les canaux ainsi que les coûts de traitement.

Il est également question, apprend-on encore, d’analyser les besoins des acquéreurs mais aussi les potentiels sous-produits ré-injectables sur le marché local, sous-régional et international.

Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), le pays produit annuellement quelque 6 millions de tonnes de déchets solides, plus de 2 millions de tonnes de déchets non-ménagers et 3 millions de tonnes de déchets liquides.

Cette enquête constate que seulement 40% des ménages urbains camerounais usent des bacs publics pour évacuer leurs ordures, le reste se retrouvant mélangé et balancé dans la nature sans aucune forme de traitement.

Dans le même temps, 65% des entreprises et des particuliers du pays ne connaissent pas, ou ignorent les filières de traitement adaptées à la nature de leurs rebuts.

© CAMERPOST avec © APA

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