Cameroun : Une boulangerie clandestine démantelée

Une boulangerie clandestine démantelée | Illustration/DR
Une boulangerie clandestine démantelée | Illustration/DR

La gendarmerie vient de mettre à jour la structure qui opérait à Bépanda Omnisports.

G.M. Ngandeu, propriétaire d’une boulangerie clandestine découverte par les gendarmes de la brigade de Mboppi, va devoir s’expliquer. Et ses complices avec lui. C’est que la bande menait une activité commerciale sans la moindre autorisation, ce dans des conditions hygiéniques douteuses. Ils faisaient dans la pâtisserie en général (gâteaux, galettes, pains et bien d’autres).

Ce lundi 11 juillet 2016, en mi-journée, les gendarmes mènent une opération du côté de Bépanda Omnisports, après une plainte déposée dans leurs services pour vol de moto. L’engin aurait été dissimulé dans la « boulangerie ». Lorsque les pandores descendent pour récupérer la moto volée, ils découvrent l’activité clandestine. A première vue pourtant, rien ne laisse penser que derrière cette clôture de fortune se préparent des produits de grande consommation. Celui qui y pénètre tombe sur une modeste habitation composée de quatre pièces. Des fils de courant électrique jonchent le sol, avec des fusibles dénudés.

Dans la pièce centrale, deux tables de travail déjà amochées, un four, un moulin qui date de plusieurs années et quelques sacs de farine. La pièce située à droite sert pour l’empaquetage du produit fini. On y trouvera un téléviseur allumé distillant de la musique, et sur une table, un petit appareil pour fermer les sachets après emballage. Sur la paillasse quelques produits finis qui attendent d’être écoulés. Juste derrière l’espace réservé au pétrissage de la pâte, une autre salle, probablement le magasin. Un vrai fourre-tout où on voit aussi des chatons dormant sur les sacs de farine, des vêtements jetés un peu à la légère, ainsi que  des chaussures.

La quatrième pièce, tout aussi proche, ce sont les toilettes. Pas de porte de séparation. Elles sont dans un état de délabrement avancé. Des odeurs nauséabondes s’en dégagent, l’eau courante n’est pas disponible. Les forces de l’ordre ont donc mis fin à l’activité. Cela dit, comment le citoyen lambda fera-t-il pour savoir s’il n’a jamais consommé du produit sorti d’ici ?

Source : © Cameroon Tribune

Par Mireille ONANA MEBENGA

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