Cameroun – Bolloré : train-train et cinéma

Vincent Bolloré, Le patron du groupe Bolloré | © AFP
Vincent Bolloré, Le patron du groupe Bolloré | © AFP

Bolloré, Bolloré… Ce nom ne suscite pas forcément chez les Camerounais l’aversion escomptée par ses détracteurs occidentaux.

Et pour cause : en juin, l’industriel français leur a offert Canal Olympia, l’unique salle de cinéma du pays, la première depuis les années 1990, d’une capacité de 300 places. Une dotation sans doute essentielle pour un État qui aime se faire des films, convaincu que la voix de son président est écoutée sur l’ensemble de la planète, que son équipe de football reste l’une des meilleures du monde.

Deux ans auparavant, Bolloré avait gratifié les Camerounais d’un train « rapide » baptisé Inter-City, circulant entre Yaoundé et Douala. Une pure merveille pour parcourir les 265 km qui séparent les deux principales villes du pays en 3 h 40 min. Jusqu’alors, les habitants de « l’Afrique en miniature » n’avaient qu’une alternative : l’avion par intermittence ou la route et ses hécatombes : en moyenne 1 300 décès chaque année, les accidents de la circulation étant la troisième cause de mortalité, derrière le paludisme et le VIH/sida.

Impondérables

La gratitude camerounaise s’explique, d’autant que le projet est beau, du moins sur le papier. Deux départs quotidiens dans chacune des villes.

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