Cameroun – Lutte contre Boko Haram : Les Nations Unies cherchent 282 millions de dollar US pour les victimes de guerre

Photo prise le 26 janvier 2015 du camp de l’ONU à Baga Sola, près du lac Tchad, accueillant de refugiés ayant fui l'offensive de Boko Haram contre la ville nigériane de Baga | © AFP/Archives / Sia Kambou
Photo prise le 26 janvier 2015 du camp de l’ONU à Baga Sola, près du lac Tchad, accueillant de refugiés ayant fui l’offensive de Boko Haram contre la ville nigériane de Baga | © AFP/Archives / Sia Kambou

Un plan de réponse humanitaire a été lancé lundi à Yaoundé, par le bureau Cameroun des Nations Unies, a constaté CAMERPOST sur place.  A travers ce plan, les Nations Unies et ses partenaires humanitaires cherchent à mobiliser 282 millions de dollar US auprès de divers donateurs, pour venir en aide à plus d’un million de personnes.

Les personnes visées par ce plan sont les réfugiés nigérians fuyant les assauts de Boko Haram au Nord-Est de leur pays ainsi que les camerounais ayant effectué un déplacement forcé du fait « des raids frontaliers et des attentats-suicides » de Boko Haram au Cameroun, indique les Nations Unies. Les victimes de la guerre en Centrafrique  ainsi que les populations camerounaises victimes des inondations, de la sécheresse et de la nutrition sont également concernées.

 Le bureau Cameroun des Nations Unies a également présenté son plan d’intervention régionale pour les réfugiés nigérians et centrafricains. Ce plan cible les réfugiés déplacés dans les pays de la sous région suite à l’insécurité dans leur pays de même que les populations qui accueillent ces réfugiés. Il s’agit en tout de 230 000 réfugiés nigérians et environ 285 000 personnes des communautés hôtes au Cameroun, au Niger et au Tchad ayant accueilli ces réfugiés. Pour ce qui est des réfugiés centrafricains, les Nations Unies ont répertorié 476 000 réfugiés centrafricains et plus de 289 000 personnes qui les accueillent au Cameroun, au Tchad et en République du Congo.

Les Nations Unies veulent couvrir les besoins de toutes ces personnes en matière de protection et de service de base, à l’exemple la protection physique contre les conflits armés, de l’amélioration de l’état de santé des populations réfugiées ou encore leur accès à l’éducation.

Depuis le début des actions de Boko Haram, les dégâts sur la population sont énormes. Pour ce qui est du Cameroun par exemple et selon un décompte fait par Issa Tchiroma, le ministre camerounais de la Communication, « depuis 2013, la région de l’Extrême-Nord du Cameroun a connu 315 incursions des terroristes Boko Haram ».  Ces incursions ont causé des milliers de déplacés et dans le même temps, ont fait perdre la vie à « 1 098 civils camerounais, 67 militaires et trois policiers ».

© CAMERPOST par Anne Mireille Nzouankeu