Cameroun : Boko Haram est aujourd’hui agonisant selon le gouvernement

Boko Haram est aujourd’hui agonisant selon le gouvernement | © REUTERS/Emmanuel Braun
Boko Haram est aujourd’hui agonisant selon le gouvernement camerounais | © REUTERS/Emmanuel Braun

Une grande manœuvre militaire est en train d’être menée à l’Extrême-Nord du Cameroun contre la secte islamiste Boko Haram par le secteur n°1 de la Force multinationale mixte (FMM), avec la présence de 2500 de militaires locaux, selon le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

S’exprimant face à la presse, il a précisé que ladite unité a en investi la région de Makari depuis une douzaine de jours, pour une opération de ratissage et de reconquête des territoires nigérians naguère occupés par le mouvement jihadiste.

Depuis février 2016, a déclaré Issa Tchiroma Bakary, les forces spéciales de défense camerounaise, sous la bannière du secteur 1 de la FMM et en synergie avec les forces armées nigérianes, ont entrepris de vastes opérations de ratissage de part et d’autre de la frontière avec le Nigeria à 8 reprises.

Lesdites opérations, dont le nom de baptême est «Arrow», «ont essentiellement visé la destruction du réseau des terroristes établi en territoire nigérian, et le démantèlement des bases arrières de Boko Haram en territoire camerounais».

Et leur bilan, a-t-il affirmé, est hautement positif, marqué par des centaines de terroristes neutralisés, des armes de tous calibres saisies, des centaines d’otages libérés et, surtout, une dizaine de laboratoires de fabrication d’engins explosifs détruits.

«Plusieurs villages ont ainsi été libérés, pendant que les forces nigérianes progressent depuis l’intérieur de leur territoire vers l’hémisphère ouest en direction des frontières conjointes avec le Niger, le Tchad et le Cameroun.»

Ces opérations ont donc porté un coup dur aux terroristes, a martelé M. Tchiroma, anéantissant systématiquement leur centre de gravité et les poussant à se déporter vers l’Extrême-Nord du Nigeria.

Le porte-parole du gouvernement camerounais a toutefois tenu à rappeler que «si l’ennemi est aujourd’hui agonisant, il conserve cependant une certaine capacité de nuisance» ainsi qu’en témoignent les récents attentats kamikazes de Djakana et de Homeka du 29 juin dernier, qui ont fait un total de 11 morts.

© CAMERPOST avec © APA

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