Cameroun – Barrage hydroélectrique de Bini à Warak : Un espoir pour le septentrion

Un espoir pour le septentrion | © CT
Un espoir pour le septentrion | © CT

Après la signature en Chine, fin juillet, de l’accord de prêt d’un montant de 181 milliards de F, les choses se précisent sur le terrain.

La fine pluie qui tombe sur le village Warak ne décourage pas les employés. Disséminés de part et d’autre du site, ils s’affairent à différentes tâches. Certains mettent la dernière main sur les logements d’astreinte qu’occuperont dans un avenir proche les employés de Sinohydro, l’emprise retenue pour la construction du barrage hydroélectrique de Bini à Warak, arrondissement de Ngan’ha, département de la Vina. Les autres manœuvres, en grande majorité des fils de la localité, travaillent sous la supervision directe de M. Caï, directeur des travaux. Ils sont en train de construire le château d’eau qui alimentera le site. Plus loin, un engin procède aux remblais. Ces scènes de vie ont été captées vendredi dernier à la base vie de l’entreprise Sinohydro. Le barrage de Bini Warak injectera 75 MW dans le Réseau interconnecté Nord. Quelques jours après la signature en Chine par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, de l’accord de prêt d’un montant de 181 milliards de F en vue du financement de ce projet qui charrie beaucoup d’espoirs dans la région de l’Adamaoua, C.T est reparti sur le terrain pour apprécier la mise en place du chantier, l’un des projets phares du Plan d’urgence triennal.

Lancés en novembre 2015, les travaux de construction de la base vie sont presque bouclés. M. Wang, l’un des responsables, se donne encore deux mois pour leur parachèvement. « Ces jours-ci, les pluies freinent un peu l’évolution des travaux. Mais, nous sommes dans les délais, rassure cet ingénieur qui a également travaillé sur le barrage de Memve’ele dans le Sud. Outre la cité des employés, le site abrite les laboratoires, les bureaux, une infirmerie, les locaux pour le personnel de sécurité. Des gendarmes sont d’ailleurs visibles. Les constructions sont presque achevées. « Nous sommes prêts pour lancer la construction du barrage. Nous n’attendons que l’Ordre de Service pour démarrer », note M. Wang, en regardant Abdourahaman, délégué départemental de l’Eau et de l’Energie de la Vina. Il ne reste plus que l’installation des équipements. Les voies d’accès ont été également ouvertes. Le quotidien des riverains a changé. Depuis dix mois, ils assistent au ballet des véhicules. Les choses se sont accélérées avec la tenue, en janvier dernier de la réunion de sensibilisation du préfet de la Vina, Justin Mvondo, avec  le directeur du projet Guibai  Ndouvama, les populations et les autres acteurs du projet. En ce moment, une commission de constat et d’évaluation des biens en vue des indemnisations, est en train de boucler avec le recensement. Le chantier prend progressivement corps.

Source : © Cameroon Tribune

Par Brice MBEZE, envoyé spécial à Warak

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