Cameroun : Les avancées de la réforme de l’Etat civil

Les avancées de la réforme de l'Etat civil | © CAMERPOST / Pascal FOTSO
Les avancées de la réforme de l’Etat civil | © CAMERPOST / Pascal FOTSO

L’évaluation de la réhabilitation engagée en 2007 a été faite jeudi à Yaoundé à la faveur des assises nationales sur le sujet.

Ils sont venus de tous les arrondissements du pays pour faire le point sur la réforme engagée en 2007. Secrétaires, officiers d’état-civil, autres personnalités intervenant dans ce secteur. Ceci pour une évaluation à mi-parcours de la réforme en cours dans ce secteur. L’élaboration du cadre juridique est bouclée. La loi portant organisation de l’état civil a été promulguée en 2011. Elle vise à améliorer le taux d’enregistrement. Le bureau national de l’Etat civil (BUNEC), cheville ouvrière de ce nouveau système a été créé en 2015. A cela il faut ajouter l’approbation du programme de réhabilitation dont le but est de parvenir à la sécurisation des données et l’élaboration d’un fichier national.

On est rendu au cap de la formation des acteurs après des campagnes tous azimuts sur la sensibilisation des communautés. Le ministère de l’Education de base a accepté d’intégrer cette notion dans les programmes scolaires, ceci pour inscrire la réforme dans la durée. Rien n’est négligé, a affirmé hier René Emmanuel Sadi, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (MINATD) pour parvenir à une prise de conscience collective et un meilleur ancrage de l’importance des actes d’état civil dans les esprits de tous les acteurs. Il présidait les travaux au nom du Premier ministre.

Une autre étape sera bientôt franchie dans cette perspective de restructuration du système. Il s’agit de la rénovation et équipement de 30 centres dans les régions, la construction de l’immeuble siège du BUNEC à Yaoundé. Le processus d’informatisation des enregistrements est le nœud gordien de la réforme. C’est cette numérisation qui garantira la fiabilité attendue. Des financements pour les études préliminaires sont disponibles, a confié René Emmanuel Sadi. La France a contribué pour un peu plus d’un milliard de F.

Dans tout le pays, les magistrats municipaux et leurs collaborateurs œuvrent pour obtenir les résultats : augmenter le taux d’enregistrement.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jeanine FANKAM