Cameroun : Augmentation de 28,8% en un an de l’encours de la dette

Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais des Finances | Photo d'archives
Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais des Finances | Photo d’archives

L’encours de la dette publique du Cameroun, estimé à 3811 milliards FCFA au 30 juin 2015, a augmenté de 28,8% en un an selon le rapport que vient de publier la Caisse autonome d’amortissement (CAA).

La hausse dudit encours, qui représente désormais 23,4% du produit intérieur brut (PIB) du pays, est principalement imputée aux variations des taux de change ainsi qu’à l’accélération des décaissements alloués à l’exécution de nombreux projets.

En mi-2015, la composition de ce portefeuille était constituée de 73% (2783 milliards FCFA) de dette extérieure, et 27% (1028 milliards FCFA) de dette intérieure.

Avec l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE), constate la CAA, le portefeuille de la dette publique se caractérise par une plus grande diversité et il s’est également complexifié, suite à l’admission du Cameroun aux guichets non concessionnels de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que par le recours à de nouveaux types de financement dits innovants.

Cette diversification a ainsi «conduit à une augmentation progressive des risques auxquels il est exposé, notamment les risques de taux d’intérêt et de taux de change, mais aussi le risque de refinancement», le portefeuille étant composé pendant la période étudiée de 72,7% de dette extérieure libellée en devises (2773 milliards FCFA) et 27,3% de dette intérieure libellée en monnaie locale (1039 milliards FCFA).

Environ 18,7% du portefeuille de la dette totale se trouve exposé au risque de taux d’intérêt, contre une proportion d’environ 15% observée un an plus tôt.

La dette publique du Cameroun, analyse le rapport, demeure viable sur un horizon de plus de 15 ans mais avec un risque de non viabilité qui passe de «faible» à «modéré» en raison principalement du faible niveau des recettes d’exportation qui, soumis à un stress-test, fait passer le ratio de sa valeur actualisée sur les recettes d’exploitation au-dessus du seuil critique de 100% dès 2017.

Afin d’améliorer la notation du pays, de passer du rang de «pays à faibles résultats» à celui de «pays à résultats moyens», la CAA exhorte les autorités à poursuivre de nombreuses mesures au premier rang desquelles l’amélioration de la gouvernance financière et économique, afin de donner au Cameroun la possibilité d’avoir un plus large accès aux marchés financiers et de disposer de beaucoup plus de marge de manœuvre, suite au relèvement des plafonds des seuils suivis dans le cadre de la viabilité de la dette publique.

© CAMERPOST avec © APA

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