Cameroun – Assemblée nationale : trois projets de lois adoptés

Trois projets de lois adoptés à l'Assemblée nationale | Archives/DR
Trois projets de lois adoptés à l’Assemblée nationale | Archives/DR

L’examen général et la discussion qui ont conduit au vote de ces textes ont eu lieu lundi à l’hémicycle de Ngoa-Ekellé.

Les trois projets de lois envoyés par les commissions ad hoc en plénière pour discussion générale ont été adoptés lundi à l’hémicycle de Ngoa-Ekellé. C’était au cours d’une séance plénière présidée par le président de la Chambre. Le projet de loi autorisant le président de la République à procéder à l’adhésion du Cameroun à la Charte africaine de la statistique est passé comme une lettre à la poste. Mais, il y a eu une intervention soutenue des députés en ce qui concerne le projet de loi portant ratification de l’ordonnance N° 2015/004 du 23 décembre 2015 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi N° 2014/026 du 23 décembre 2014 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2015.

L’honorable Awudu Mbaya du SDF, craint qu’avant la fin d’année, il y ait d’autres ordonnances pour le budget en cours. La chute des cours du pétrole sur le marché mondial l’inquiète. Le budget du Cameroun dépendant en grande partie des ressources pétrolières, le député du SDF redoute qu’il y ait des recours externes pour atteindre les objectifs fixés en début d’exercice.

Allant dans le même sens, le député RDPC Martin Oyono à interpellé le gouvernement sur la discipline budgétaire et la réduction du train de vie de l’Etat plusieurs fois instruite par le chef de l’Etat. Il s’insurge contre le gaspillage de l’énergie dans les administrations publiques, la croissance du parc automobile de l’Etat. Pourquoi la résistance à ces instructions », s’est interrogé Martin Oyono ?  Le contraste entre l’expansion des stations d’essence et la chute des cours sur le marché international l’inquiète aussi ? Y aurait-il un trafic quelque part, a-t-il posé la question au ministre des Finances. Le député pense qu’on pourrait mieux capitaliser les recettes de l’Etat en restant judicieux dans les dépenses de l’Etat. L’honorable Joseph Banadzem a demandé des explications sur l’endettement contracté pour la mise en œuvre du Plan d’urgence.

Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances a rassuré sur la maîtrise de la dette et la gestion du budget. « Le programme de développement du Cameroun dont les projets sont consignés dans le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi ne peut pas se financer par les fonds propres, a-t-il dit. Le Cameroun ne mobilise que 16% du PIB en termes de ressources propres. C’est encore insuffisant pour réaliser les projets ambitieux sans recours extérieur. A ce jour, la masse de la dette se situe à 25,5%, bien loin de la limite qui est de 75%. Donc tout est sous contrôle. Bien plus, ces dettes sont investies dans des projets rentables, elles sont justifiées et soutenables, a expliqué le Minfi, défendant le projet de loi ci-dessus mentionné et qui a été adopté de même que celui régissant l’activité du tourisme et des loisirs au Cameroun.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jeanine FANKAM

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz