Cameroun – Assainissement : la jacinthe d’eau est un danger pour l’environnement

la jacinthe d’eau est un danger pour l’environnement | DR
la jacinthe d’eau est un danger pour l’environnement | DR

Les 17 et 18 mars 2016, il s’est tenu à Douala la réunion d’évaluation du projet de lutte contre la jacinthe d’eau et les autres plantes aquatiques envahissantes au Cameroun. D’après les études menées sur le terrain et précisément dans l’arrondissement de Douala 4ème comme zone pilote, des panélistes informent de ce que le développement de ces plantes est favorisé par la pollution et le déversement des déchets dans les eaux. Des travaux dans ce sens, rassurent les organisateurs de la rencontre sont en train d’être menés. Le sujet occupe au premier vol le Ministère de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable à l’instar de l’inspecteur général du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (Minepded), Barthélemy Ndongo, par ailleurs chef du projet de lutte contre la jacinthe d’eau et les plantes aquatiques envahissantes. Il était présent à la rencontre dernière.

 La jacinthe d’eau et les plantes aquatiques envahissantes, a appris Camerpost, comportent de nombreux effets néfastes sur l’environnement. Elles favorisent l’ensablement des flans d’eau, leur rétrécissement, voire leur disparition, entrainant la détérioration de la qualité de l’eau, empêchant le passage des rayons lumineux et par voie de conséquence, la disparition de certaines espèces piscicoles, ainsi que la navigation fluviale, entre autres. D’où l’importance des travaux qui se sont déroulés les 17 et 18 mars derniers.

Bon à savoir : la jacinthe d’eau est une plante aquatique envahissante originaire de l’Amazonie, et répandue par l’homme par le biais de l’horticulture dans les régions tropicales et subtropicales. Elle aurait été introduite en Afrique au début du 20e siècle, dans le bassin du Congo comme plante ornementale des étangs par les colons belges. Un des désagréments généralement évoqués, lorsque l’on aborde la question de la prolifération de cette plante, est sa propension à recouvrir totalement la surface de l’eau qu’elle colonise, d’où son impact négatif sur la navigation, l’irrigation, la pêche, la production d’électricité et sur la conservation de la diversité biologique car elle provoque la disparition de nombreuses espèces de flore et de faune.  A ce propos, une convention sur la diversité biologique, en son article 8  recommande aux parties contractantes de prévenir l’introduction des espèces envahissantes et lutter contre leur prolifération.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa