Cameroun : Application en demi-teinte de la stratégie de croissance – 25/10/2014

Louis Paul Motazé, le secrétaire général des services du Premier ministre.
Louis Paul Motazé, le secrétaire général des services du Premier ministre.

La mise en œuvre du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) du Cameroun souffre d’un déficit de «réformes structurelles» dans plusieurs domaines, selon le constat fait par les membres du Comité interministériel de suivi et d’évaluation triennal.

Réunis jeudi à Yaoundé, la capitale du pays, ils ont particulièrement pointé les secteurs de l’économie, du climat des affaires et de la justice, présentés comme nécessitant «un coup de fouet».

Ces réformes sont urgentes, «si le Cameroun veut aller vers un taux de croissance à deux chiffres», a martelé le secrétaire général des services du Premier ministre et président dudit comité, Louis Paul Motaze.

«Il y a de bonnes choses, mais malheureusement d’autres mériteraient qu’on leur donne un coup d’accélérateur notamment les réformes structurelles», a-t-il ajouté.

L’expert Roger Mbassa Ndine, auditeur indépendant en charge de l’évaluation, a lui aussi déploré la lenteur dans la mise en œuvre desdites réformes qui, seules, peuvent garantir une croissance durable du pays.

C’est, selon lui, «le principal point faible de ces trois premières années du DSCE», avant de suggérer le lancement de chantiers prioritaires : les infrastructures, l’énergie, les transports, les technologies de l’information et de la communication et l’eau.

Les autres chantiers prioritaires, de son point de vue, se rapportent à la compétitivité des entreprises de production, à la modernisation urbaine afin que les villes camerounaises offrent des cadres de vie agréables.

Lancé 2009, le DSCE ambitionne de créer, d’ici 2020, les conditions de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.

© Camer Post avec © APA

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