Cameroun – André Fotso : La reconnaissance de la Nation

André Fotso | © Agence Ecofin
André Fotso | © Agence Ecofin

Au nom du chef de l’Etat, Louis Paul Motaze a élevé le défunt au grade d’Officier de l’ordre national de la valeur à titre posthume.

Samedi dernier à Hiala Bandjoun, département du Koung-Khi, André Fotso, ancien président du Groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM) a eu droit à un ultime hommage des plus émouvants. Il a été élevé par Louis Paul Motaze, au nom du chef de l’Etat, au grade d’Officier de l’ordre national de la valeur à titre posthume. En présence du président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, de plusieurs membres du gouvernement, des chefs d’entreprises, autorités administratives, judiciaires, religieuses, chefs traditionnels et des populations locales venues nombreuses accompagner le défunt à sa dernière demeure. Mgr Sosthène Bayemi Matjei, évêque d’Obala, officiant du jour, a dit que le Cameroun perd un esprit brillant, un coach, un leader, un africaniste et un créateur de richesses. A travers un texte tiré de l’Evangile de Jean dans les Saintes Ecritures, il a longuement insisté sur la foi. « La foi est comme le sel dans une nourriture. Elle transforme la vie, lui donne une nouvelle dimension, une orientation lumineuse ».

Le prélat a déclaré que les huit derniers mois du défunt ont été un moment de rencontre avec Dieu, au cours duquel il a appris à prier et s’en est allé, porté par les ailes de la foi. En ayant compris qu’après la mort, la vie continue. Aussi, Mgr Sosthène Bayemi a-t-il invité l’assistance à faire également l’expérience avec le Très-Haut, en rappelant que sans la foi, l’on ne pourra jamais construire un Cameroun émergent. A sa suite, les autres orateurs dont le maire de Pete Bandjoun reconnaissent la qualité de bâtisseur, de visionnaire du défunt qui aura marqué de son empreinte son époque. Pour la circonstance, le message de condoléances du chef de l’Etat à la veuve a été lu par Antoinette Zongo, préfet du Koung-Khi. Le président du GICAM, Armel François, évoque un homme de dialogue infatigable, qui respectait toujours ses engagements, sa parole donnée. Son épouse Arlette, elle, n’oublie pas les 34 années de vie commune, ponctuées certes de haut et de bas, mais exaltantes, qui lui ont permis d’aimer et d’apprécier son tendre époux.

Le chef de la délégation du Comité central du RDPC, Emmanuel Nganou Djoumessi, évoque un meneur d’hommes, plein d’audace et d’esprit de persuasion, qui savait réaliser l’adhésion autour de sa vision. Il reconnaît que le RDPC perd un habile militant qui a su impacter son environnement en donnant un sens à nos valeurs.

Source : © Cameroon Tribune

Par Eric Vincent FOMO

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