Cameroun : Amnesty international demande la libération de trois prisonniers de conscience

Balkissa Idé Siddo, le directeur Afrique de l’Ouest et Centrale d’Amnesty International (en gandoura de couleur verte) face aux médias à Yaoundé | Archives/DR
Balkissa Idé Siddo, le directeur Afrique de l’Ouest et Centrale d’Amnesty International (en gandoura de couleur verte) face aux médias à Yaoundé | Archives/DR

Dans un communiqué de presse qu’a reçu CAMERPOST, Amnesty fait savoir que ce mercredi 19 octobre 2016, « le tribunal militaire de Yaoundé pourrait prononcer une peine d’emprisonnement contre trois jeunes qui n’ont fait que partager un message de plaisanterie sur Boko Haram. Ils sont des prisonniers de conscience pour Amnesty International ». Fomusoh Ivo Feh et deux de ses amis Afuh Nivelle Nfor et Azah Levis Gob doivent être libérés immédiatement et sans condition, indique l’organisation.

Nous apprenons que ces derniers sont  reconnus coupables de « non-dénonciation d’actes terroristes », a déclaré Amnesty International à la veille du prononcé de leur peine. Détenus depuis 2014 pour avoir partagé un message de plaisanterie sur Boko Haram, Amnesty ne souhaite pas une sanction de plus. « Une peine d’emprisonnement, quelle qu’en soit la durée, accentuera davantage le cauchemar de ces trois jeunes qui ont déjà passé près de deux années de leur vie en détention préventive», souligne  Balkissa Idé Siddo, chargée de campagnes pour l’Afrique centrale chez Amnesty International.

En outre, signalons que la loi antiterroriste adoptée en décembre 2014 autorise les tribunaux militaires à poursuivre des personnes arrêtées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.  Amnesty International a plusieurs fois dénoncé les procès conduits devant ces tribunaux, compte tenu de leur manque d’indépendance et d’impartialité, et de l’absence de garantie d’un procès équitable. « La tragédie que vivent ces jeunes est un non-sens. Réprimer l’humour ne permettra en aucun cas de vaincre Boko Haram et constitue une atteinte grave à la liberté d’expression. Cette répression aveugle doit cesser »,  réitère Balkissa Idé Siddo.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

  • tsuuuiiip ils viennent les sortir de prison

  • Pourquoi des plainsanteries sur boko haram

  • Ont ne s’amuse pas avec l’intégrité d’un pays

  • Eh oui qils assument

  • Qu’ils demandent à être juges chez nous comme ça ils feront sortir qui ils veulent pour le moment notre justice est indépendante ils n’ont d’ordres à recevoir de personne allez dans les 2congo