Cameroun – Aménagement urbain : Quatre milliards FCFA pour viabiliser Makèpè Missokè

Quatre milliards FCFA pour viabiliser Makèpè Missokè | © LNE
Quatre milliards FCFA pour viabiliser Makèpè Missokè | © LNE

Une convention pour le financement de l’aménagement de cette zone marécageuse de la capitale économique, a été signée ce vendredi 1er juillet 2016 à Douala, entre le fonds français pour l’environnement mondial et la communauté urbaine de Douala.

C’est dans le cadre du projet baptisé « Douala ville durable ».  Située dans l’arrondissement de Douala 5ème, cette zone est marécageuse et connaît régulièrement de graves inondations.  Il est donc question à travers ce projet, d’aménager et de valoriser ce quartier. Et ainsi, les ressources du fonds français pour l’environnement mondial, le deuxième C2d et le gouvernement du Cameroun vont investir un montant de 4 milliards de fcfa pour cet aménagement.  Un projet pilote qui constitue le début d’une nouvelle ère dans l’aménagement de la ville de Douala. « Il va nous conduire à aborder autrement les principales recommandations de drainage pluvial et l’assainissement à Douala », remarque Fritz Ntonè Ntonè, délégué auprès de la Communauté Urbaine de Douala.  En effet, selon André Vallini, ministre français des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie, le projet Douala ville durable qui a pour phase pilote, Makèpè Missoké est un bel exemple de mise en œuvre des résolutions prises à la conférence de Paris, cop 21 sur le climat à travers un développement urbain plus respectueux de l’environnement et intégrant pleinement les risques liés au dérèglement dans toutes les décisions d’investissement public.

L’amélioration du système d’assainissement

C’est un programme qui verra donc trois éléments d’amélioration apprend-on.  A savoir, la mise en place de l’observatoire du changement climatique capable, de recueillir des données issues des stations météo et de les mettre à la disposition des services compétents d’alerte et de décision. De même, l’aménagement du site de la zone d’habitat précaire de Maképè Missokè, implique l’amélioration du système d’assainissement des services urbains de base et de la collecte de déchets, ainsi que l’aménagement paysager de la zone humide. Aussi, l’aménagement économique du site, par la promotion des activités de recyclage, de maraichage, mais aussi de détente autour de la zone humide, sont autant d’éléments qu’intègre ce projet.  Y allant, « les travaux à haute intensité de main-d’œuvre seront privilégiés pour augmenter l’impact du projet sur l’économie et pour favoriser l’emploi des habitants de la ville et celui des jeunes en particulier », précise le ministre Français.   Il nous revient à cet effet, que les travaux de réaménagement du site et l’acquisition du matériel pour la mise en place de l’observatoire débuteront en 2017, après la réalisation des études techniques détaillées et le lancement des appels d’offre pour le recrutement des prestataires.  « L’enjeu de cette phase pilote est de proposer des solutions concrètes, des méthodes qui pourront être appliquées dans d’autres quartiers de la ville présentant les caractéristiques similaires », ajoute-t-il.

La lutte contre le changement climatique

Il faut le dire, le projet « Douala durable », de Makèpè Missokè, s’inscrit dans un contexte marqué par une forte croissance démographique de l’ensemble de la ville de Douala.  Et aussi, d’une vulnérabilité sociale aux inondations. Les enjeux de ce projet visent cependant nous revient-il, à inscrire la lutte contre le changement climatique et la préservation des zones climatiques au cœur de la politique de développement urbain. De même partant de cette expérience, la ville envisage de développer de nouvelles pratiques d’aménagement visant à construire une ville beaucoup plus résiliente. Améliorer la connaissance et la prise en compte de l’inondation et des effets du changement climatique dans les différents documents de planification de la ville, de concevoir et de mettre en œuvre le projet de restructuration de cette zone d’habitat précaire avec l’ensemble des services écosystémiques qui iront avec et accompagner le développement des activités économiques qui sont déjà plus ou moins présentes sur le site, et pouvoir faire développer le savoir-faire permettant de le répliquer dans d’autres sites de la ville, présentant les enjeux plus ou moins similaires, sont entre autres les objectifs spécifiques visés par ce projet.

Source : © La Nouvelle Expression

Par Lucienne Wouassi

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