Cameroun – Ama Tutu Muna : Des outils pour la valorisation culturelle de la Ceeac – 04/11/2014

Ama Tutu Muna - Ministre des Arts et de la Culture
Ama Tutu Muna – Ministre des Arts et de la Culture.

A la suite d’un conclave qu’ils ont  enclenché il y a 2 ans au Cameroun, les ministres de la Culture des Etats membres de la Ceeac ont conçu un document de stratégie pour le développement et la promotion de la Culture en Afrique Centrale que les ministres de la culture de cette région qui y ont pris part ont présenté le 30 octobre dernier à Yaoundé. Eclairage d’Ama Tutu Muna, la ministre des Arts et de la Culture du Cameroun.

Comment compter vous mettre en œuvre la stratégie que vous présenté aujourd’hui ?

Les défis restent dans la mise en œuvre. Tout à l’heure (Jeudi 30 octobre 2014, ndrl), nous rentrons pour essayer avec les ministres de la Culture de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (Ceeac) et le dynamisme de son secrétaire général de déterminer les outils qui conduiront à la valorisation culturelle des Etats membres de la Ceeac. Nous avons déjà commencé par anticipation cette mise en œuvre avec un certain nombreux de projets. Ceci en attendant la rencontre de Ndjamena qui se tiendra dans les prochains jours, pour que le document soit accepté par nos chefs d’Etats.

Quels sont ces projets ?

Il s’agit tout d’abord de l’organisation du Salon du livre en 2015 où la Ceeac a accepté d’être notre partenaire et de nous aider non seulement pour l’organisation dans l’organisation, mais aussi sur le plan de la sous-région. Imaginez-vous qu’il s’agisse d’un festival de musique africaine comme celui qui se déroule à Brazzaville à savoir le Fespam, et que nous tous, décidions de nous tourner tous vers ce Fespam et de lui donner toute l’importance à travers la diffusion de tous nos atouts culturels. C’est un grand marché qui s’établit là, c’est une grande plateforme pour nous et tous nos artistes de l’Afrique Centrale. Et bien évidement des possibilités énormes que nous mettons en place. Ce n’est qu’un exemple et je pense que les défis se situent justement au niveau du choix des projets des différents pays pour que nous puissions vraiment profiter et valoriser ces différents marchés

Quelles sont les grandes lignes de cette stratégie ?

Les grandes lignes de la stratégie je le disais tantôt, vont porter sur de nombreuses problématiques notamment celle du statut de l’artiste, celle du droit d’auteur, celle de la vulgarisation de notre culture, du vol de notre patrimoine et de la protection de celui-ci par rapport à la guerre et par rapport aux instabilités que nous rencontrons dans nos pays respectifs. Il s’agit là d’enjeux culturels d’actualité. Ceci parce que nous sommes dans un environnement qui évolue et change très rapidement. Raison pour laquelle nous nous retrouvons avec plein de problèmes que nous n’avions pas il y a quinze ans. Et la culture aujourd’hui se présente d’ailleurs comme l’œuvre de la diplomatie, l’objet qui peut rassembler et qui peut aider les gens à dépasser un certain nombre de problèmes, de tribus, etc. Donc je pense que cette stratégie, si nous arrivons à relever ces défis et j’espère que nous allons le faire, pourrait donner de grandes perspectives pour notre sous-région.

 

© CamerPost – Propos recueillis par Jeanne Ngo Nlend

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz