Cameroun – Alamine Ousmane Mey : « Le secteur agricole va bénéficier des incitations fiscales »

Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais des Finances | Photo d’archives

Monsieur le ministre, que dire après l’adoption du budget 2017, mission accomplie ?

C’est un moment de très haute signification à l’échelle d’une nation, que de voir un budget voté par le parlement, notamment au stade de l’Assemblée nationale. C’est donc effectivement une mission accomplie et le gouvernement tout entier est heureux de cette issue.

Nous avons eu le privilège et l’honneur de représenter à divers niveaux ce gouvernement et je pense que dans le cadre de l’activité gouvernementale, 2017 est bien annoncée avec un budget de 4 373,8 milliards de F. C’est un budget qui s’inscrit dans la logique de la poursuite des actions gouvernementales pour consolider la croissance, pour davantage créer des emplois et rendre la croissance perceptible au niveau des populations

À propos de la  loi  de  finances, à quelles mesures devrait-on  s’attendre  en 2017 ?

Les mesures inscrites dans le projet de loi de finances adopté par l’Assemblée nationale sont de nature  à susciter  davantage  d’activités économiques. Ce sont des mesures qui visent véritablement l’élargissement des recettes, la création de nouvelles activités à travers l’incitation à l’investissement et parallèlement, la protection des droits des contribuables, en même temps que nous essayons de faire la promotion socio-économique à travers l’incitation au recrutement de la jeunesse. Je tiens également à souligner la nouvelle dynamique envisagée dans le secteur agricole.

Un secteur qui porte notre économie et qui participe à occuper nos populations dans les zones rurales. Le secteur agricole va donc bénéficier de nombreuses incitations fiscales. Il s’agit de faciliter l’acquisition de matériels qui participent à l’amélioration de notre production et de notre compétitivité. En même temps que nous ferons de l’exonération de la TVA à l’acquisition de ces équipements, il y a également l’exonération des droits d’enregistrement, des droits de mutations et la défiscalisation des charges salariales au niveau de ces structures.

Quid des mesures visant à élargir l’assiette ?

Une taxe de séjour au niveau des nuitées hôtelières va venir meubler notre capacité à mobiliser les ressources. Évidemment, l’accompagnement qui est fait à l’endroit du secteur agricole dont je parlais tantôt, va s’élargir à des entreprises qui sont agréées au niveau des centres de gestion agréés, pour bénéficier davantage d’accompagnement tant aux plans fiscal, administratif et douanier.  Les défis sont importants et nombreux. Ce sont des défis liés à l’Accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne.

Les défis sont également liés au contexte macro-économique mondial quelque peu difficile. Mais, nous sommes habitués à faire face à ces défis-là parce que notre économie, comme en 2015 et en 2016 et certainement l’année prochaine, fera preuve de résilience.  Une résilience bâtie autour d’un secteur privé fort, producteur et créateur de richesses.

Et c’est le souhait du président de la République. C’est la destination qu’il a choisie pour notre pays, voulant que l’émergence du Cameroun puisse être atteinte le plus rapidement possible, avec un secteur public qui améliore le climat des affaires et un secteur privé qui participe à la création des entreprises, des emplois et des richesses.

Source : © Cameroon Tribune

Propos Recueillis Par Félicité BAHANE N.

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz