Cameroun – Affaire Ibrahim Bello : Le DGSN ouvre une enquête

Le jeune Ibrahim Bello reccevant des soins à l’hôpital central de Yaoundé | Ph. © Facebook

Victime présumée de torture à Ombessa, le jeune homme a été amputé de ses membres inférieurs et interné à l’Hôpital central de Yaoundé depuis vendredi. Une enquête ouverte par le DGSN.

Difficile pour l’instant de savoir ce qui s’est réellement passé entre le nommé Ibrahim Bello, 17 ans, sans emploi, soupçonné de tentative de vol et les éléments du commissariat de sécurité publique d’Ombessa, ville du département du Mbam-et-Inoubou,  région du Centre, entre le 5 et le 7 février dernier.

Hier au service de chirurgie de l’Hôpital central de Yaoundé, c’est une victime incapable de dire un mot que CT a rencontrée. Pour quelles raisons ? Son frère assis à ses côtés dit ne pas savoir pourquoi il a perdu l’usage de la parole. Cependant, Ibrahim Bello est bien vivant. Le regard posé sur le reporter de CT le confirme. Mais son physique est diminué. Ses membres inférieurs sont amputés, le bras gauche est entouré d’une bande blanche au niveau du poignet. Le jeune homme, le regard perdu, a une mine d’enterrement.

Sur ce qui s’est passé, son frère refuse de se lancer dans des accusations hâtives. « Il y a des témoins qui disent qu’il a été victime de la justice populaire après avoir été pris en flagrant délit de vol d’une voiture. Et beaucoup d’autres affirment que c’est au commissariat d’Ombessa où il a été conduit par la suite, qu’on l’a torturé. Quel que soit ce qui a été fait à mon frère, la vérité va sortir parce qu’il n’est pas mort », soutient-il d’un ton ferme. L’affaire qui remonte au 5 février dernier a en effet suscité plusieurs réactions dans les réseaux sociaux à cause des images choquantes en circulation. On y voit la victime sur une civière, les os des jambes dénudés.

Ce qui a fait sortir la responsable de la communication de la délégation générale à la Sûreté nationale de l’ombre. « Il s’agit d’un cas de flagrant délit de vol dans le véhicule d’un avocat de passage dans la ville d’Ombessa, qui a entraîné une vindicte populaire, stoppée par l’avocat en question. Ce dernier l’a conduit par la suite au poste de police d’Ombessa.  Ibrahim Bello est relaxé deux jours plus tard sur désistement de l’avocat. C’est une semaine après que l’intéressé est conduit à l’hôpital d’Ombessa avec ses blessures. Voilà les conséquences de la vindicte populaire qu’il a subie », peut-on lire sur son compte Facebook.  Avant d’ajouter que « toutes formes de spéculations sur des sévices corporels ou des actes de torture dans le poste de police relève de la désinformation. » Toutefois nuance-t-elle, « le DGSN a prescrit une enquête approfondie qui est en cours ».  Une source proche du dossier affirme d’ailleurs que « le Dgsn, Martin Mbarga Nguélé ne fera pas de cadeaux aux auteurs s’il s’avère qu’il y a eu torture ».

Source : © Cameroon Tribune

Par Elise ZIEMINE NGOUMOU

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9 Commentaires sur "Cameroun – Affaire Ibrahim Bello : Le DGSN ouvre une enquête"

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Herbert Melchior Bekono Biyidi

COURAGE FRÈRE

Germain Ngassa

L’ avocat qui prétend que le jeune Ibrahim l’a volé vît au ciel ? Es t’il arrivé saucisson né au poste de police?combien de jour a t’il fait avec Ces liens au poste ?le commissaire était t’il au courant. La vérité est là interrogé Ibrahim et sa famille

Mohamed Ibrahim

Camer post declarer une victime dans cet etat de presumer releve soit de l incompetence journalistique soit d une mauvaise foie assumée
Nous connaissons bien le sens des enquêtes au cameroun puisqu il existe des camerounais de seconde classe bravo le centre enfin le bokoharam camerounais tend decrier par des ressortissants du centre fut trouver encore bravo et tres bon travail

Mathurin Ngue Kend

Ou est même cet avocat pour l’interroger sur sa version des faits?

alkashi

L’avocat l’a déposé au comissariat avec ses jambes ou sans ses jambes

alkashi

Si il etait mal en point, pourquoi le comissariat l’a gardé pendant deux jours?

alkashi

On voit clairement à travers Bien qu’il y a eu négligence, que les mesures soient prises pour que ce genre de choses n’arrivent plus. Que des mesures soient prises pour améliorer les conditions de gardes à vue dans les commissariats? On est présumé innocent lorsqu’on est en gardé à vue. Aujourd’hui c’est Bello, demain ca peut etre toi

mbounga

Effectivement, un commissariat est il un hôpital, deux jours il ressort sans pied, DGSN il faut sanctionner, faut que les abus cessent, faut que les policiers se mettent au pas. Ils sont la pour protéger aussi bien les innocents que les coupables. il faut que les policiers sachent que les abus doivent cesser. On voit bien que c’est les menottes qui ont abimées sa main droite. Ce gars a souffert mon Dieu.

Aguehounde Fabrice

Mais je n ai pas encore entendu les experts panafricains camerounais d Afrique média sur cette affaire là ou un homme à été déchiqueté vivant dans une cellule de police.
Haaaa si c était en afrique de l’Ouest on était morts avec eux

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