Cameroun – Affaire André Blaise Essama : Me Jean De Dieu Momo et Anicet Ekane dans le box des accusés

Me Jean De Dieu Momo, avocat de André Blaise Essama | DR
Me Jean De Dieu Momo, avocat de André Blaise Essama | DR

La prochaine audience de l’activiste est prévue le 1er août 2016 au Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo pour les réquisitions et plaidoiries. Mais avant ce jour, CAMERPOST apprend que désormais les avocats de André Blaise Essama font l’objet de plusieurs menaces qui font jaser l’opinion nationale et internationale. C’est le cas de  Me Jean De Dieu Momo poursuivi pour s’être constitué avocat de Blaise Essama. C’est en prenant connaissance du procès verbal d’enquêtes préliminaire dans l’affaire opposant le Ministère public à Essama que l’homme à la toge noire a lu que « Me Momo Jean de Dieu, et Anicet Ekane sont en cavale ». Plus loin que « Me Momo Jean de Jean De Dieu Momo et Anicet Ekane sont activement recherchés ».

Il est reproché aux concernés les mêmes choses qu’à Essama André Blaise, sa tante et le mari de sa tante, à savoir trouble dans le service (article 185 code pénal) et publication interdite (article 198 code pénal). Tout ceci faisant référence à une audience au sortir de laquelle une partie du public présent dans la salle avait entonné et chanté l’hymne nationale. Par la suite, des usagers du service public de la justice et des justiciables avaient sorti leur téléphone pour témoigner de la chose. « Eh bien c’est pour cela que nous sommes impliqués alors que nous n’avons jamais reçu une simple convocation à comparaître », remarquent les mis en cause. Ceux-ci affirment, toutefois que pour l’heure, le procureur a décidé de ne pas les poursuivre.

Par ailleurs, en dépit de tout, les avocats n’entendent pas baisser les bras. D’après Me Momo, « on m’accuse de récupérer politiquement le dossier d’Essama pour faire ma pub alors que j’étais déjà connu avant cette affaire. Je vais quand même terminer ce que j’ai commencé ne leur en déplaise. Ils devraient savoir depuis l’affaire des neuf disparus de Bepanda que je ne cède pas aux intimidations ».

© CAMERPOST par Linda Mbiapa