Cameroun – Adamaoua : le phénomène des transes revient à l’école

Le phénomène des transes revient à l’école | Photo d'illustration
Le phénomène des transes revient à l’école | Photo d’illustration

Fin janvier 2016, près de 50 jeunes filles, toutes élèves au lycée Bilingue de Tignére dans le Faro et Deo, région de l’Adamaoua, tombent une à une en transe. Les classes les plus concernées sont la 3éme, la cinquième et la 1ére. Les victimes ont été conduites à l’hôpital départemental de la ville de Tignére. Après Quelques heures d’hospitalisation, elles sont rentrées, pour l’essentiel, à la maison. Mais la psychose s’est emparée de la ville. Bouba Haman, le préfet de Faro et Deo a été obligé de se rendre à l’hôpital soutenir ces élèves, et surtout ces parents venus nombreux envahir l’établissement hospitalier.

Cet événement vient remettre au gout du jour, ce phénomène de transe commencé aux débuts des années 2000 dans cette région de l’Adamaoua. Tout avait commencé dans un collège privé à Ngaoundéré en 2003.  Des filles sans qu’on ne sache pourquoi se mettent à pleurer, puis, elles tombent, et deviennent raides. Curieusement, dès qu’une fille tombe par exemple en classe de sixième, et ses pleures atteignent la classe de terminale, les filles de cette classe tombent aussi.

Il ne se passait plus une seule semaine sans qu’on ne parle de ce phénomène qui s’est installé dans d’autres établissements. A l’époque, seul le lycée Bilingue de Ngaoundéré avait échappé. « Aucune de nos élèves n’a été victime de ce qu’on a appelé les transes. Le proviseur de l’époque, Alim Garga, avait demandé à tous les élèves de prier pour que nous échappions. Il demandait aux musulmans, aux chrétiens, aux animistes d’implorer le créateur pour mettre le lycée à l’abri. Lui-même ne dormait pas », se souvient un enseignant de lycée, aujourd’hui installé à Mbalmayo.

La cause de ces transes reste encore mal connue.  Les victimes ne souffrent pas d’une pathologie quelconque, d’où leur brève hospitalisation à chaque fois.  Plusieurs sources croient savoir que les causes seraient mystiques. Récemment à Tignére, une élève avoue avoir reçu de son professeur de Svt, une bague qu’elle devait porter. Il serait à l’origine de ces transes, pense-t-on là-bas. Il y a quelques années à Meiganga, un responsable d’établissement a échappé à un lynchage parce qu’il était accusé d’être aussi responsable de la situation.

En attendant de trouver les vraies causes, les conséquences sont désastreuses. Plusieurs générations des filles ont dû abandonner leurs études en raison de cette situation.

 

© CAMERPOST par Ousmane Biri

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5 Commentaires sur "Cameroun – Adamaoua : le phénomène des transes revient à l’école"

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Baka Km

houummmmm

Mohamed Awal

oh mn lycee qu’Allah vs viens en aide

Philippe Nnang

Protégez déjà le chef d’établissement de la vindicte populaire.Il est le dernier a souhaiter ce qui arrive a ses eleves.Vous pouvez me croire !

Assomo Vendelin Assomo

c la chaleur intense qui est à l origine il faut amménagé plus d ‘expace aux éleves

Cheick Moustapha

pourquoi c’est toujours les femmes qui tombent en transent dans le monde entier

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