Cameroun – Accident ferroviaire d’Eséka : Les mesures compassionnelles du president Paul Biya

Le Chef de l’Etat Paul Biya pendant la déclaration sur l'accident ferroviaire survenu à Eséka. Credit photo: Prc.cm.
Le Chef de l’Etat Paul Biya pendant la déclaration sur l’accident ferroviaire survenu à Eséka. Credit photo: Prc.cm.

Pour ceux des pourfendeurs du Renouveau qui ont opté d’user d’intox et de manip pour vilipender l’absence du chef de l’État au Cameroun, au moment des faits tragiques qui ont endeuillé son pays, c’est raté. Peine perdue ! Bien qu’il ne soit pas utile de polémiquer par ces temps de douleur et de deuil national, il est quand même important de recadrer certaines vérités, très tôt, maintenant, avant que les gammes de l’amalgame ne tarissent l’harmonie et la solidarité qui lient les Camerounais dans ces moments difficiles. Pas une seule fois, le président de la République n’a lâché son peuple au cours du drame accidentel qui a frappé le Cameroun depuis le 21 octobre 2016. Pas une seule fois, le chef de l’État n’a donné l’impression d’un pays non-gouverné, évoluant sur pilotage automatique, comme argue l’aigreur des dénigreurs sur les réseaux sociaux, le nouveau champ des règlements des comptes politiques… Quand bien même il achevait son bref  séjour en Europe, le chef de l’État a pris ses responsabilités, des dispositions et a instruit des mesures diligentes au Gouvernement qui ont permis de rétablir la circulation sur l’axe-lourd Yaoundé-Douala endommagé, dans un bref délai de 24 heures, et de secourir les blessés, tout en préservant l’honneur des disparus en les conduisant vers des morgues.

De retour au bercail, le 23 octobre 2016, dans un aéroport de Nsimalen plongé dans une atmosphère de tristesse et d’affliction, le président Paul Biya a annoncé de nouvelles mesures prises par lui, et instruites au Gouvernement, pour le suivi des blessés et la compassion de l’État aux morts : « J’ai appris la nouvelle du déraillement qui a causé des dégâts matériels importants, de nombreux morts et des blessés, a-t-il déclaré. Ma pensée et mes premières paroles vont d’abord aux familles des victimes et aux blessés. Je tiens à renouveler à leur intention toutes mes condoléances les plus attristées. Aux blessés, je souhaite un rétablissement rapide. Face à cette catastrophe sans précédent dans notre pays, j’ai ordonné au Gouvernement de prendre un certain nombre d’actions, un certain nombre de mesures. En particulier, j’ai prescrit une enquête, une enquête approfondie pour établir les causes profondes de ces accidents ou de ce drame. J’ai également prescrit que les formations hospitalières qui vont recevoir les blessés les soignent aux frais de l’État. J’ai décidé que le 24 octobre sera déclaré jour de deuil national… »

S’il est évident qu’un accident est la survenance d’un fait inopiné et impromptu, la grandeur d’un peuple se mesure avec sa capacité de surmonter le triste sort qu’il subit. Dès lors, il faut être capable d’agir sur le terrain, dans un élan de solidarité et de compassion généralisée. Autant le patriotisme des Camerounais et leur maturité d’esprit ont été nécessaires pour désillusionner la secte terroriste Boko Haram, autant, par le passé, d’autres drames accidentels n’ont pas réussi à ébranler notre capacité citoyenne à vaincre les affres du malheur. A titre d’exemple, souvenons-nous de la tragédie du Lac Nyos et de la catastrophe de Nsam… à chaque fois, toutefois, les Camerounais ont su se montrer solidaires et compatissants, tout autant que Paul Biya a toujours été aux avant-gardes en prenant ses responsabilités face au malheur. Toutefois, rappelons-le encore une fois, c’est la solidarité citoyenne des Camerounais qui est nécessaire en ce moment comme, c’est le cas depuis le 21 octobre dernier : « Je crois, à réitéré le président Biya, que c’est la meilleure manière de souligner la solidarité entre toute la nation et les victimes de cette catastrophe. »

Appel à la solidarité et au recueillement…

Pour les censeurs qui en étaient à vilipender le Gouvernement, et à tenter de  récupérer le malheur des familles endeuillées au profit d’une malveillante instrumentalisation de l’opinion,  Paul Biya a lui-même prêché par l’exemple en se montrant solidaire de son Gouvernement auquel on ne fera pas, pour une fois, le mauvais procès de l’inertie. Et Paul Biya a raison ! « Je dois tout de même souligner que la réaction du Gouvernement m’a paru assez positive, aussi bien du côté des ingénieurs qui ont rétabli tant bien que mal la circulation entre Yaoundé et Douala que de tous les autres services qui ont œuvré, le ministère des Transports, le ministère des Travaux publics, qui ont transporté, fouillé, pour faire en sorte qu’on ait une vue claire de l’étendue de la catastrophe… »

Pour finir, le président Paul Biya démontre la compassion du peuple digne et stoïque qui rend hommage aux Camerounais tombés sur le tronçon ferroviaire Yaoundé-Douala, surtout que le bilan est de plus en plus lourd, le nombre des victimes ayant grimpé le matin du  23 octobre, lors du dégagement des wagons endommagés, portant à plus de 75 morts, les victimes de cet accident macabre. Paul Biya et la nation entière leur rendre hommage aux morts : « Je crois que nous devons placer ce deuil national sous le signe de la ferveur patriotique, sous le signe de l’union des cœurs pour qu’ensemble, on continue à relever les défis que l’avenir nous pose. En tout cas, a conclu le président Paul Biya, je demande aux Camerounais dans les circonstances comme celles-ci de faire preuve de courage, de dynamisme et de volonté. » Sachons rester solidaires au nom des victimes. Pour eux, sachons rester en prière et dans le recueillement.

 

Par Baba Mboumboua Mohuh.