Cameroun – Accident de train : le bilan humain mis en doute

Le train qui assurait la liaison entre Yaoundé et la ville de Douala était bondé lorsqu'il a déraillé, vendredi 21 octobre, à la mi-journée près de la gare d'Eseka. | © RFI/Anne Cantener
Le train qui assurait la liaison entre Yaoundé et la ville de Douala était bondé lorsqu’il a déraillé, vendredi 21 octobre, à la mi-journée près de la gare d’Eseka. | © RFI/Anne Cantener

Neuf jours après le déraillement du train Yaoundé-Douala au Cameroun, beaucoup de questions restent toujours sans réponse. A Eseka, dans la ville où le train a déraillé, beaucoup mettent même en doute le bilan de cette catastrophe.

Les habitants d’Eseka le répètent depuis des jours déjà : le bilan de l’accident est sous-évalué. Officiellement, le déraillement du train a fait 79 morts. La plupart des victimes se trouvaient dans les dernières voitures, celles qui ont basculé dans un ravin quelques centaines de mètres avant la gare d’Eseka.

Le jour du drame, c’est la population qui a d’abord porté assistance aux passagers. Et ces habitants assurent qu’avant même l’arrivée des secours, la morgue d’Eseka était pleine, elle peut compter une cinquantaine de personnes, et que la population devait déposer les autres corps dans une deuxième salle.

Aujourd’hui, ces habitants d’Eseka regrettent que les recherches soient terminées. Selon eux, des victimes se trouvent toujours sous les wagons renversés, ils affirment que des odeurs nauséabondes se dégagent du site. Mais pour le chef du génie militaire, ce n’est pas possible. Il assure que les voitures ont été soulevées par des engins pour permettre des fouilles approfondies puis reposées. Et lorsqu’on lui demande pourquoi ces wagons se trouvent toujours actuellement au fond du ravin, il répond avoir voulu préserver le site pour ne pas gêner l’enquête en cours.

L’aide s’organise pour les blessés

Une partie des 550 blessés sont toujours à l’hôpital, parfois loin de chez eux à Yaoundé ou à Douala. Pour les soutenir, un groupe de jeunes a mené une collecte de fonds sur internet. Ange-Fleurette est l’une de celles qui a lancé l’initiative, elle explique comment ces dons serviront aux blessés.

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