Cameroun : 42 personnes libérées à l’Extrême-Nord

Cameroun : 42 personnes libérées à l’Extrême-Nord

Incarcérés dans le cadre de la lutte contre Boko haram, et après de nombreuses violations dénoncées par le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), ces rescapés sont finalement libres. Le point avec CAMERPOST.

Les défenseurs des droits humains en joie

« Le 30 juin 2017, 42 rescapés des villages Madgeme et Double dans l’Extrême-nord du Cameroun ont été libérés. Nous sommes heureux d’autant plus que le plaidoyer du Redhac avait valu les appels au lynchage des responsables », se félicite Maximilienne Ngo Mbe, Directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac).

D’après la compatriote, c’est un long combat qui vient de s’achever vu que son organisation a, de tout temps, dénoncé les méthodes utilisées par les forces de défense camerounaises pour extorquer des informations. En effet, dans un communiqué rendu public le 15 janvier 2015, cette Ong dont le siège est à Douala, « s’inquiétait de la dégradation de la situation des droits de l’homme dans la région de l’Extrême-nord du Cameroun, suite aux attaques des éléments de la secte Boko Haram depuis le mois de février 2013 ».

Dans sa lettre adressée au gouvernement camerounais ainsi qu’au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, le Redhac dénonçait la torture par asphyxie d’une cinquantaine de personnes dans la partie septentrionale du pays. Et accusait nommément « M. Ze Onguene, commandant de la légion de gendarmerie de l’Extrême-Nord qui, de source digne de foi, intime ses éléments à utiliser toutes sortes de méthodes pour extorquer les informations », notait le réseau.

Des allégations jadis démenties par le Mincom

A ce jour 42 personnes de la cinquantaine sus évoquée sont sortis des geôles trois ans après leur détention. Rappelons aussi qu’à ce moment-là, la société civile avait clairement indiqué que: « par exemple, lors des bouclages des villages Magdema et Guidivig par les éléments, non seulement il y a eu des arrestations mais plusieurs personnes étaient retrouvées mortes asphyxiées dans les cellules de la légion supra et ensuite enterrées dans une fosse commune en brousse selon les sources dignes de foi ». Ce qu’avait démenti plus tard Issa Tchiroma, Ministre de la Communication.

© CAMERPOST par Linda

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