Cameroun : 4 personnes trouvent la mort dans un chantier à Douala

La foule scandalisée par le drame à Bonapriso (Douala) | © CAMERPOST / Linda Mbiapa
La foule scandalisée par le drame à Bonapriso (Douala) | © CAMERPOST / Linda Mbiapa

A la suite de l’effondrement d’un immeuble survenu dans la matinée du mardi 21 mars 2017 au lieu-dit « Hôtel le sportif » à Bonapriso, Georges Tallè, Honoré Djama, Mathieu et un autre citoyen sont décédés. Le drame a eu lieu alors que ces individus (dont trois Camerounais et un Centrafricain) s’activaient à faire le mur de soutènement de l’immeuble de sept niveaux, en question.

Tous des ouvriers, ils y ont laissé leurs vies. Un fait qui continue d’ébranler les populations de cette partie de la ville de Douala. « Nous sommes choqués par ce qui s’est passé. Comment continuer à travailler alors que d’après certains spécialistes qui ont accouru sur les lieux, l’effondrement était prévisible à cause de l’eau qui avait commencé à entrer dans l’édifice en construction », confient à CAMERPOST des riverains voisins à l’édifice où sont morts ces compatriotes.

A en croire ces derniers, le mal n’est pas écarté puisque « la maison à proximité du mur qui s’est effondré risque de subir le même sort. Nous appelons au secours les autorités administratives car si rien n’est fait, le prochain effondrement sera pire que le précédent », avertissent les populations.

Rappelons que cet effondrement n’est pas le premier du genre dans la métropole économique. On se souvient que plusieurs personnes avaient également trouvé la mort le 19 juin 2016 à Ndogbat toujours à cause de l’effondrement d’un immeuble. Alain Bassong Tchekam, technicien de surface, Chancelin Edoung Tanka, alias Raïs, vendeur et dépanneur d’appareils électroniques, Guy-Merlin Nkuinou, Nkapnang, né en 1953 à Batoufam et Séraphin Brice, avaient péri dans cet effondrement à Douala. Des citoyens qui avaient des familles, une vie de gens ordinaires, un espoir de rebondir, des amours.

Des cas sont légions. Et s’agissant de Douala, des autorités administratives avaient affirmé il y a un an qu’il existe 500 immeubles à risque dans la ville. Comme pour dire que le danger plane et il urge de trouver des solutions.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa