Cameroun – 32ème Journée Internationale de la Femme : Chantal Biya, les femmes et le mois de mars 2017

Chantal Biya, les femmes et le mois de mars 2017 | © PRC

Après trois ans d’absence, Madame Chantal Biya a personnellement présidé le défilé et les cérémonies commémoratives de la 32ème Journée internationale de la femme (JIF) le 8 mars dernier au Boulevard du 20 mai à Yaoundé, sous le thème expressif et contextuel : « Les femmes dans un monde de travail en mutation : planète 50-50 d’ici 2030 ». Comme chaque année, cette fois aussi, la fête a été belle, très belle. Auréolée par la présence participative d’une Première dame affable et gracieuse de convivialité, sympathique dans ses tics, souriante à tout va, la journée emblématique du 8 mars 2017 a été un franc succès populaire dans la capitale camerounaise et sur l’ensemble du territoire, y compris du côté de la diaspora où d’inestimables ballots de pagnes furent commandés des semaines auparavant par nos compatriotes de l’extérieur.

Aux commandes à Yaoundé, Madame Chantal Biya a rependu la bonne humeur tant au Boulevard éponyme du 20 mai que dans la salle des banquets de l’hôtel Hilton où un déjeuner unissant les femmes de toutes les couches sociales a clôturé des festivités ô combien fastes et vastes. L’apothéose en quelque sorte ! Et c’est loin d’être une fiction, tout le monde l’a vu en direct ou à travers le petit écran. Comme toujours, Madame Biya s’est instinctivement muée en femme du peuple en descendant de son piédestal pour fondre dans la masse et dans la nasse affective de ses congénères. Comme à l’accoutumée, la Première dame n’a pas manqué de communier avec les épouses des ministres, les membres du CERAC (Cercle des Amies du Cameroun), les femmes-diplomates, les femmes ministres et directrices, les dames de la défense et de la sûreté nationale, mais aussi avec les pygmées, les handicapées, les femmes rurales, les Bayam sellam, les élèves et étudiantes, les sans emplois et autres anonymes, sans la moindre distinction de strates, de langues, de tribus ni de nationalités. Naturelle, humble, modeste, sincère, on aura vu l’épouse du chef de l’État soulever les foules et mettre de l’ambiance par ses salutations et ses inusables applaudissements au passage de chaque carré, allant des femmes du Cabinet Civil de la présidence aux mascottes des Lionnes et Lions indomptables, en passant par le défilé apprécié des dames des ministères, des ingénieures et techniciennes du secteur privé, les femmes des médias, les dames de la santé, des cadres et des ouvrières sans omettre les dames des agences onusiennes, celui des ambassades dont les États-Unis, la France, le Gabon, la RDC, le Tchad ainsi que l’Organisation des femmes centrafricaines, sans oublier les carrés des réfugiées qui ont trouvé au Cameroun une belle terre de paix, d’accueil et d’hospitalité. À toutes, comme d’habitude, Chantal Biya a démocratiquement distillé son sourire intarissable et ses salves d’ovations. Last but not the least, tout autant que le mot de bienvenu couronnant la remise du bouquet de fleurs à la Première dame a été dit en langue anglaise, Madame Biya et toute l’assistance ont particulièrement applaudit le passage très remarqué des ressortissantes des régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest qui tenaient, dans leur enthousiasme, à affirmer l’indivisibilité du Cameroun.

La force démographique et démocratique

On ne le dira jamais assez, la journée du 8 mars marque la force de frappe de la gente féminine. Par leur grand nombre, les femmes sont actives et fidèles en politique. Elles jouent un rôle démocratique évident. Le premier des rôles, et pas des moindres, est joué par Madame Chantal Biya en personne, elle qui quitte rarement son illustre époux et qu’une certaine presse présente comme « l’atout-maître et la mascotte du président de la République ». À l’évidence, la Première dame qui est adulée des Camerounaises et des Camerounais, se présente elle-même comme la pionnière des soutiens présidentiels. Son humilité fédère toutes les femmes des différentes strates sociales autour de l’idéologie de son mari, le président Paul Biya. Sa jeunesse est également un atout politique en faveur de son époux, tant il est établi que ce sont les femmes et les jeunes qui font gagner les élections au président et au RDPC. C’est un fait indéniable, celui qui réunit le plus grand nombre démographique chez les femmes et les jeunes bénéficie d’un avantage démocratique fort. Que dire de la présence de Madame Biya lors des concerts de musique et des soirées de gala, à l’instar, par exemple, de la finale de la compétition de beauté « Miss Cameroun » et de la soirée de remises des trophées Canal d’or ? Là-aussi, la Première dame que l’on présente comme la première supportrice avérée des Lionnes et des Lions indomptables, les vice-championnes et les champions d’Afrique, fait du football un instrument de campagne politique et électorale. Madame Chantal Biya qui soutient les malades et les pauvres a réussi à faire du 8 mars, une belle fête populaire et un instant de communion démocratique et démographique insoupçonné. Chaque 8 mars, grâce au sourire affable et communicatif de Madame Biya, les milliers de femmes qui battent le pavé du Boulevard du 20 mai, battent également le macadam, celui de la popularité et du grand nombre, les forces politiques du président Paul Biya et du RDPC.

Par Ousmanou Abdoulaye,

sociologue

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