Cameroun : 32 000 tonnes de sucre pour lutter contre la vie chère

32 000 tonnes de sucre au Cameroun pour lutter contre la vie chère | Illustration
32 000 tonnes de sucre au Cameroun pour lutter contre la vie chère | Illustration

C’est le défi qu’entend relever la société sucrière nationale pour empêcher la rareté et l’inflation du prix du sucre sur les marchés pendant les fêtes de fin d’année.

Depuis plusieurs années déjà, les ménages camerounais sont victimes de spéculation de toutes sortes dans les marchés pendant les fêtes de fin d’année. Des pratiques entretenues soient par des commerçants véreux, qui toute honte bue, créent la rareté pour augmenter les prix des produits de premières nécessités. Parfois, cette situation tant décrier par les populations relève en grande partie de l’incapacité des entreprises productrices de ces produits de grande consommation à alimenter les différents circuits de distribution. Longtemps pointé du doigt par les consommateurs, la société sucrière du Cameroun (Sosucam) veut inverser la tendance. Elle a pris l’engagement de produire 32 000 tonnes de sucre afin d’éviter qu’il y ait pénurie pendant les fêtes de fin d’année 2015 dans les marchés camerounais. Cet engagement pris par la Sosucam, s’inscrit dans la perspective de l’atteinte de l’objectif que s’est fixé l’entreprise pour l’année 2015 à savoir produire 130 000 tonnes de sucre. M Tsama, le représentant de cette entreprise sucrière à la concertation organisée récemment par le ministère du commerce  avec les principaux acteurs du secteur agroalimentaire s’est d’ailleurs voulu rassurant. A l’en croire, « il ne peut pas y avoir de spéculation sur le marché parce que le coût du sucre sur le marché international est très bas. Et les grands pays producteurs de sucre comme l’Inde, le Brésil et bien d’autres sont à nos portes », a-t-il affirmé pour soutenir son annonce et rassurer les populations. Des assurances qui au sein de la population n’occultent malheureusement pas les griefs portés à l’encontre de la Sosucam, au rang desquels : la qualité du sucre mis à la disposition des ménages dans les marchés et surtout l’inadéquation entre le prix d’achat à la source et le prix de vente dans les marchés. A cet effet, la Ligue camerounaise des consommateurs souligne que « la Sosucam n’a jamais dit aux consommateurs camerounais qu’il y a plusieurs qualités de sucre, le sucre blanc et le sucre blond. Le prix du sucre qu’on donne à la source n’est pas celui qu’on applique sur le marché », argue Delor Magellan Kamseu Kamgaing, président de la Lcc, qui au passage demande aux différents acteurs de la chaine de production et de distribution des produits de grande consommation de respecter les engagements pris.

© CAMERPOST par Joyce Nzoukou (Stagiaire)