Cameroun : 170.000 déplacés à l’Extrême-Nord à cause de Boko Haram

Des femmes rescapées des mains de Boko Haram vont chercher de l'eau le 6 mai 2015 au camp de réfugiés de Malkohi à Yola, dans le nord-est du Nigeria | EMMANUEL AREWA / © AFP / Illustration
Des femmes rescapées des mains de Boko Haram vont chercher de l’eau le 6 mai 2015 au camp de réfugiés de Malkohi à Yola, dans le nord-est du Nigeria | EMMANUEL AREWA / © AFP / Illustration

Le Cameroun comptait 170.000 déplacés en fin février dernier, intégrés dans des familles de la région de l’Extrême-Nord parce que fuyant les exactions de la secte islamiste Boko Haram, selon le directeur Afrique de l’ouest et du centre de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Richard Danziger.

Cette annonce a été faite lundi à Yaoundé, la capitale du pays, au sortir d’une audience avec le ministre des Relations extérieures Lejeune Mbella Mbella.

En visite de travail dans le pays jusqu’au 8 avril prochain, et alors qu’il doit rencontrer plusieurs officiels et se rendre à l’Extrême-Nord, Richard Danziger a déclaré que «les besoins pour l’encadrement des réfugiés et déplacés sont importants» dans cette partie du pays, qui par ailleurs accueille déjà des centaines de réfugiés nigérians victimes du mouvement jihadiste.

L’OIM compte ainsi appuyer le gouvernement camerounais dans l’encadrement de ces nécessiteux, mais aussi associer d’autres partenaires dans la mobilisation des ressources.

Cette organisation non gouvernementale apporte, depuis 2015, une assistance aux populations ciblées de la région de l’Extrême-Nord à travers des donations non-alimentaires.

© CAMERPOST avec © APA