Cameroun : 15 militants du RDPC jetés en prison

Des militants du RDPC jetés en prison | Illustration/DR
Des militants du RDPC | Illustration/DR

Suite à leur implication présumée dans des violences post-électorales.

Depuis le 18 décembre 2015, quinze personnes soupçonnées d’avoir saccagé l’hôtel de ville de Kaï-Kaï, le domicile du maire de cette localité, neuf concessions et quelques boutiques au marché ont été placées sous mandat de dépôt à la prison principale de Yagoua. Avant de prendre la direction de la prison, ces personnes, toutes interpellées à Kai- Kaï, ont séjourné une dizaine de jours à la brigade de gendarmerie de Yagoua. De sources proches des enquêteurs, ces militants du parti au pouvoir sont poursuivis, entre autres, pour destruction des édifices publics et blessures graves.

C’est le 30 novembre 2015 que les évènements pour lesquels ces personnes sont poursuivies aujourd’hui se sont produits. Ce jour, elles ont violement protesté après la proclamation des résultats des élections pour le renouvellement des organes de base du Rdpc qui plébiscitaient la liste du sénateur Amrakaye Martin, au détriment de celle de leur favori, l’ancien maire Abba Enoch. Le maire actuel de la commune rurale de Kaï-Kaï, Assemsia Jérémie, a été la victime principale de cette furie militante. Excepté un véhicule qui l’a aidé à échapper à ses camarades, tout a été détruit à son domicile.

« Ces personnes sont arrivées chez moi vers 20h30 et ne m’ont rien demandé. Elles ont détruit ma concession et m’ont brisé une jambe et un bras », explique Alao André, pêcheur à Kaï-Kaï. En attendant le verdict de la justice, certaines personnes interpellées clament déjà leur innocence. C’est le cas de Saïni Samuel, un homme d’affaires de Kaï-Kaï. « J’étais à Yagoua, au moment des faits puisque j’y ai même rencontré l’actuel maire qui peut l’attester. Je ne suis rentré à Kaï-Kaï que tard ce jour-là », se défend-t-il.

Source : © L’Œil Du Sahel

Par HAMADOU BAYAM