Burundi : le pouvoir accepte le dialogue initié par le facilitateur de l’Onu Abdoulaye Bathily – 26/06/2015

Abdoulaye Bathily, le nouveau facilitateur de l’Onu au Burundi | ©  UN
Abdoulaye Bathily, le nouveau facilitateur de l’Onu au Burundi | © UN

Le gouvernement burundais qui avait boycotté le dialogue initié par le nouveau facilitateur de l’Onu Abdoulaye Bathily a finalement délégué le ministre de l’intérieur pour le représenter dans les pourparlers.

Dans un communiqué publié jeudi le gouvernement du Burundi, a indiqué qu’il n’est pas contre le dialogue mais, qu’ « il peut se poursuivre même après les élections car, celles-ci sont incontournables pour une paix durable. »

Il précise n’attendre que l’équipe désignée à cet effet par le sommet des Chefs d’ État de la Communauté de l’Afrique de l’Est pour piloter ce dialogue se mette en place

Concernant le nouveau facilitateur onusien ,”le gouvernement attend que cette haute personnalité une fois installée officiellement, poursuive le travail louable et hautement apprécié par toute la communauté internationale que son prédécesseur a laissé inachevé sur contrainte, en invitant tous les partenaires concernés à participer aux élections prévues dans les délais respectant les échéances constitutionnelles”.

Si le gouvernement est d’ accord avec le principe d’un dialogue avec tous les partenaires politiques, « ce dernier ne pourrait s’inscrire en dehors des contraintes constitutionnelles car, l’autorité en charge de la convocation des élections à savoir le chef de l’État, tomberait sous l’accusation de haute trahison, aux en termes de l’article117 de la Constitution sur laquelle il a juré avant d’entrer dans ses fonctions de président de la République. »

Le gouvernement, a consenti leur report à trois échéances successives sur recommandation des différents partenaires entre autres le sommet des chefs d’État de l’Afrique de l’Est du 31 Mai 2015, pour donner le temps aux partis politiques qui refusaient de participer aux élections de se préparer et ainsi éviter tout prétexte, indique le communiqué.

© CamerPost avec © APA