Burundi : Le boycott des élections n’est pas spécifique selon Pierre Nkurunziza – 01/07/2015

Le président burundais Pierre Nkurunziza lors de la campagne présidentielle de 2010 | © AP
Le président burundais Pierre Nkurunziza lors de la campagne présidentielle de 2010 | © AP

Le Burundi n’est pas le seul pays au monde où il y a des politiciens qui se retirent des élections, a déclaré, mercredi à Bujumbura, le président Pierre Nkurunziza, demandant toutefois à ses compatriotes d’avoir toujours recours à des élections à chaque fois qu’ils sentent l’envie de changer leurs institutions.

Le Chef de l’Etat qui s’exprimait lors de la célébration du 53-éme anniversaire du Burundi a relevé pour s’en réjouir que son pays a compris depuis 1961 que les élections étaient la seule voie pour accéder à l’indépendance.

Il a par ailleurs demandé aux pays amis de respecter le Burundi et de continuer à lui octroyer de l’aide afin de renforcer son indépendance nationale.

Le Burundi a organisé des élections législatives et communales boycottées par l’opposition qui conteste au président de la République le droit de faire acte de candidature pour un troisième mandat à l’occasion de la présidentielle prévue le 15 juillet prochain.

Les festivités se sont déroulées principalement dans le stade portant le nom du héros de l’indépendance, Prince Louis Rwagasore, où le Chef de l’État était accompagné notamment de son épouse et du premier vice-président Prosper Banzombanza.

Les ministres, les députés et les sénateurs, les représentants de la force de défense et de sécurité ainsi que ceux du corps judiciaire, le corps diplomatique et consulaire et la population étaient présents.

On n’a pu s’empêcher de remarquer l’absence de hautes personnalités de la République dont le N°2 du pays, Pie Ntavyohanyuma, président de l’Assemblée et le le deuxième vice-président de la République, Gervais Rufyikiri, qui ont trouvé refuge en Belgique, pays colonisateur, pour fuir la crise née du maintien de la candidature de Nkurunziza. Le président du Sénat, Gabriel Ntisezerana, qui aurait également quitté le pays n’a pas pris part aux festivités.

La fête a débuté par un long défilé, des travailleurs du secteur public et privé et des militaires. Elle avait aussi à son programme des exhibitions des danseurs et des prestations de majorettes.

Le Chef de l’État a profité de l’occasion pour primer 12 personnes qui se sont distinguées dans la défense de la stabilité du pays et lors des manifestations contre sa troisième candidature. Il leur a décerné des ordres de mérite, des certificats d’honneur et de l’argent non sans promettre des soins médicaux gratuits à ceux d’entre eux qui ont été blessées.

Malgré l’ambiance bon enfant au stade Prince Louis Rwagasore, on entendait au des crépitements d’armes provenant de certains quartiers contestataires du Nord de la ville de Bujumbura .

© CamerPost avec © APA