Burundi : Amnesty International craint que le pays ne sombre dans un conflit – 24/07/2015

Les étudiants quittent le campus de l'université du Burundi à Bujumbura, le 30 avril 2015 | © AFP PHOTO / SIMON MAINA
Les étudiants quittent le campus de l’université du Burundi à Bujumbura, le 30 avril 2015 | © AFP PHOTO / SIMON MAINA

Amnesty International a attiré l’attention jeudi, dans un rapport, sur la situation au Burundi estimant que ce pays « semble sur le point de sombrer dans un conflit. »

L’ONG international de défense des droits humains accuse les autorités burundaises d’avoir réprimé des manifestations comme s’il s’agissait d’une insurrection.

Selon Amnesty International, les enquêtes qu’elle a menées montrent que la police burundaise a eu recours à « la force létale » de manière excessive, y compris contre des femmes et des enfants.
«C’était pour réduire au silence ceux qui s’opposent au 3ème mandat de Pierre Nkurunziza», a indiqué cette ONG.

Sarah Jackson, directrice adjointe du Programme Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et Région des Grands Lacs, a déclaré que les manifestants ont bravé les balles pour se faire entendre.
Elle a indiqué par ailleurs que la police a tiré sur des manifestants non armés qui prenaient la fuite.

« Même lorsque des enfants figuraient parmi les manifestants, les policiers n’ont fait preuve d’aucune mesure dans l’usage de balles réelles et de gaz lacrymogènes », accuse-t-elle.

Sarah Jackson estime que le gouvernement doit suspendre les responsables présumés de leurs fonctions en attendant que des enquêtes et des poursuites soient menées : « Cela permettra de mettre un terme à cette situation de violences policières et d’impunité. »

Bien que la plupart des manifestants soient restés pacifiques, Amnesty International trouve que certains ont réagi violemment à l’usage excessif de la force par la police.

Et d’ajouter que des policiers ont été blessés par des jets de pierres, une policière passée à tabac, des biens vandalisés et un jeune du parti au pouvoir Imbonerakure tué.

© Camer Post avec © APA