Burkina : l’opposition et la société civile quittent les négociations à cause de l’ex-majorité – 06/11/2014

Bénéwendé Sankara, le président du parti sankariste UNIR-PS, et du Front progressiste.
Bénéwendé Sankara, le président du parti sankariste UNIR-PS, et du Front progressiste.

L’opposition et la société civile qui rencontrent les trois chefs d’Etats pour choisir le président de la transition du Burkina Faso ont claqué la porte des négociations mercredi à Ouagadougou, au motif qu’elles ne peuvent pas s’asseoir à la même table avec quelques membres de l’ex- mouvance présidentielle.

‘’Avec les gens du CDP à l’intérieur, on ne peut pas présentement nous assoir avec ceux-là qui ont tué nos militants dont les corps sont encore dans la morgue”, s’est plaint l’un des membres les plus influents de l’opposition politique burkinabè, Bénéwendé Sankara.

Il s’est demandé pour quelle raison les discussions allaient se poursuivre ‘’si ceux-là qui ont été à la base de cette grave crise qui a occasionné plus de 200 blessés et des morts qui ne sont pas encore enterrés, viennent s’assoir sans aucun préalable”.

‘’C’est inadmissible”, a martelé M. Sankara avant d’ajouter que ‘’si les chefs d’Etat peuvent les recevoir pour régler le problème, nous prenons acte ‘’.

Selon Mathias Tankoano du M21 (société civile), ‘’ce qu’ils ont fait est une haute trahison et pendant qu’ils ne sont pas encore poursuivis, ils viennent s’assoir sur la même table que nous. Nous disons non. Ils ont fait tuer nos camarades et il faut qu’on fasse justice. Ils seront responsables de ce qui va leur arriver”.

C’est Kadré Désiré Ouédraogo de la CEDEAO qui a ramené tous les plaignants sur la table des négociations pour que les travaux se poursuivent.

Les chefs d’Etat qui avaient rencontré tour à tour en fin de matinée, tous les acteurs de la vie politique burkinabè, leur avaient demandé de repartir se concerter pour, chacun trouver trois noms pour dégager la personne consensuelle pour diriger la transition.

C’est de retour pour la plénière que l’opposition et la société civile ont claqué la porte, constant la présence des membres du parti de la majorité de Blaise Compaoré.

© CamerPost avec © APA

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